Pourquoi l’État préfère la nouvelle messagerie Tchap aux applications grand public

Bogdan Bodnar
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(Photo d'illustration.)
DINUM

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À partir de septembre, l'administration devra communiquer sur Tchap. L'annonce, faite discrètement à la fin juillet par Matignon, enjoint les ministères à généraliser, dès la rentrée, l'usage de cette messagerie française, conçue spécifiquement pour sécuriser les échanges internes de l'État. « Afin d'assurer la sécurité des conversations et des informations partagées au travers des messageries instantanées, il est demandé de déployer largement la messagerie instantanée Tchap », précise la circulaire signée par François Bayrou.
Tchap, déployée depuis près de six ans par la Dinum (Direction interministérielle du numérique), a suivi un long parcours de renforcement de sa sécurité avant d'émerger à nouveau et de gagner suffisamment en crédibilité pour redevenir une priorité. Quelle différence avec WhatsApp, Telegram ou Signal ? Au-delà de l'évidence liée à l'origine du produit, la Dinum, contactée par La Tribune, souligne une série de garanties en matière de sécurité, notamment l'intégration du protocole Matrix, destiné à éviter tout accident.
À première vue, Tchap ressemble à n'importe quelle autre application de messagerie moderne, avec ses contacts, sa liste de conversations, ses « salons » permettant de discuter à plusieurs, etc. De fait, c'est presque le strict minimum requis aujourd'hui pour envisager de remplacer l'usage des services les plus populaires, devenus des habitudes, y compris chez les agents de la fonction publique. Une habitude qui, ces derniers temps, a été entachée par plusieurs scandales.
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Ainsi, des échanges sur Signal, pourtant considérée comme l'une des applications grand public les plus sécurisées, ont compromis la sécurité nationale des États-Unis, simplement parce qu'un groupe réunissant certains des plus puissants secrétaires d'État a ajouté par erreur un journaliste dans leur canal de discussion. Ce même salon utilisait Signal comme plateforme d'échange pour des décisions militaires classées secret-défense.
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