Du pain sur la planche. Après la Pologne, le Danemark prend la présidence tournante du Conseil de l'Union européenne du 1er juillet au 31 décembre 2025. Et alors que le Vieux Continent fait face à des défis historiques dans un ordre international chamboulé par les guerres (Ukraine, Gaza, Iran), Copenhague a logiquement présenté un programme dense pour les six mois à venir, en se fixant pour objectifs principaux l'autonomie et la compétitivité de l'Union européenne. Des domaines dans lesquels le numérique peut jouer un rôle clé.
La première patate chaude de la présidence danoise sera donc de simplifier le millefeuille réglementaire dans le numérique, et particulièrement dans l'intelligence artificielle. Alors que la complexité des textes européens est attaquée de toutes parts depuis le Sommet de Paris de février sur l'IA, Copenhague fait du suivi du « paquet de simplification numérique » une priorité.
Prévu pour la fin de l'année par la Commission, ce paquet vise à réduire les lourdeurs administratives qui pèsent sur les entreprises, en particulier les PME, en matière de conformité numérique et de cybersécurité. Copenhague veut des « règles plus claires, des obligations de reporting allégées et une mise en œuvre plus lisible », selon le programme officiel. L'épineux sujet de la révision du RGPD pour alléger les contraintes pesant sur les PME sera aussi sur la table, dans le but de rendre la régulation à la fois plus efficace, mais aussi davantage en phase avec les attentes du monde économique.