Quantique, IA, cybersécurité… le gouvernement travailliste britannique déroule une politique très technophile
Guillaume Renouard, à Londres.
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Keir Starmer à la London Tech Week.
London Tech Week
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Keir Starmer à la London Tech Week.
London Tech Week
L'an passé, le gouvernement travailliste a fait campagne sur plusieurs promesses : sérieux budgétaire, mesures sociales (réparer le NHS, construire des logements pour répondre à la crise qui sévit au Royaume-Uni, aussi bien qu'en France) et politique technophile. Un an après l'élection de Keir Starmer à la tête du Royaume-Uni, le gouvernement peut se targuer d'avoir au moins tenu promesse sur ce dernier point.
Le mois de juin a été riche en événements à cet égard, avec l'organisation de la London Tech Week, qui a vu Londres sortir le grand jeu afin de rivaliser avec Paris (VivaTech avait lieu la même semaine) pour le statut de capitale européenne de l'IA. Mais aussi le dévoilement de la « stratégie industrielle » du gouvernement, une feuille de route pour dix ans qui, tout comme le plan France 2030, identifie plusieurs secteurs stratégiques (en l'occurrence, huit) que le gouvernement britannique entend renforcer grâce à l'action publique. Cette stratégie comprend notamment un gros volet tech qui fait la part belle à l'IA et à l'informatique quantique.
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Le précédent gouvernement conservateur de Rishi Sunak avait déjà fait de l'ordinateur quantique l'un de ses chevaux de bataille. Il faut dire que le Royaume-Uni, où Alan Turing a posé les jalons de l'informatique moderne durant la Seconde Guerre mondiale, ne manque pas d'atouts dans ce domaine. Le pays est l'un des trois écosystèmes européens les plus dynamiques sur l'informatique quantique, aux côtés de la France et de l'Allemagne. Celui-ci est notamment nourri par un solide écosystème de recherche, jouant sur l'excellence universitaire britannique, dont les meilleurs établissements font régulièrement partie du peloton de tête dans le classement de Shanghai. Le pays compte ainsi environ 500 doctorants menant des recherches sur l'information quantique, et les universités d'Oxford, Cambridge, Glasgow, Durham, ainsi que l'Imperial College London constituent autant de pôles d'excellence sur cette technologie.
Guillaume Renouard, à Londres.