Salesforce met la main sur quatre pépites de l'IA pour 2 milliards de dollars
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En 2023, Salesforce a généré 31 milliards de chiffres d'affaires.
Brendan McDermid
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En 2023, Salesforce a généré 31 milliards de chiffres d'affaires.
Brendan McDermid
L'heure est à l'investissement pour ce géant de l'informatique américain. Ce vendredi, Salesforce a ainsi officialisé quatre nouvelles acquisitions pour un total de plus de 2 milliards de dollars afin de muscler ses capacités dans l'intelligence artificielle (IA). Salesforce va donc acquérir deux entreprises israéliennes: Zoomin, spécialisée dans la gestion de données qui nourrissent les IA génératives, et Own, qui s'occupe de la sécurisation des données.
Par ailleurs, le groupe a déjà mis la main en septembre sur deux autres sociétés américaines: Tenyx, qui développe des agents vocaux basés sur l'intelligence artificielle, et PredictSpring, qui conçoit des logiciels de points de vente basés sur le « cloud » (informatique à distance). Pour mémoire, Salesforce, qui dispose d'un siège à la fois à San Francisco et à Paris, est spécialisé dans la distribution de logiciels de gestion et dans le « cloud ». Le groupe mène une politique active d'acquisitions depuis ses débuts en 1999.
Salesforce, dont la valorisation atteint plus de 250 milliards de dollars, veut s'imposer comme l'entreprise qui parviendra à rendre l'IA générative réellement efficace, et donc rentable.
Pour se faire, ces derniers mois, le groupe a notamment investit dans le développement de qu'elle appelle les « Agentforce », sorte d'assistants virtuels et autonomes (avec option vocale) que les clients du spécialiste des logiciels de CRM peuvent activer pour faire leur service après-vente, planifier des réunions, envoyer des mails de manière, etc. Véritable concurrent des outils d'IA générative classique, ces « Agentforce » s'appuient sur les données internes de Salesforce, véritable mine d'or pour optimiser en temps réel leur fonctionnement.
En visite à Paris début septembre, Marc Benioff, le PDG de la firme information, est venu défendre leur efficacité. D'après lui, les premiers clients trouveraient les « Agentforce » 50 % plus précis que des assistants mis au point avec des grands modèles de langage comme celui d'OpenAI. Le dirigeant insiste sur le fait que Salesforce entend rendre cette technologie disponible à toutes les entreprises, sans qu'elles aient besoin de « connaître le fonctionnement des grands modèles de langage, de prendre 18 mois pour construire leur propre agent en partant d'un grand modèle de langage et d'investir des millions de dollars ».
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Salesforce, qui a généré 31 milliards de chiffres d'affaires en 2023, prévoit le déploiement d'un milliard de ces nouveaux « agents virtuels » d'ici la fin de l'année, et compte facturer chaque « conversation » environ 2 dollars. Le prix pouvant diminuer en cas d'usage important.
Autre volet sur lequel le groupe américain monte en puissance : la formation en IA, dont les entreprises sont de plus en plus friandes. Pas plus tard que mercredi, l'entreprise a annoncé un vaste programme de formation de plus de 50 millions de dollars. Objectif : fournir un maximum de formations en IA gratuites et accessibles à tous d'ici 2025. A noter : ce programme inclut des certifications premium disponibles via sa plateforme en ligne Trailhead.
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En matière d'IA, Salesforce mise également sur la France pour en faire un centre d'innovation sur l'IA, en s'appuyant sur ses centres en recherche et développement, basés à Paris et Grenoble. Selon une étude du cabinet de conseil sur le numérique IDC, la firme américaine prévoit que d'ici 2028, Salesforce et son écosystème IA généreront en France 263.000 emplois et 76,5 milliards d'euros de revenus.
(Avec AFP)
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