AIS Biotech développe les biomédicaments du futur contre la grippe
Simon Prigent
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Les cofondatrices d'AIS Biotech, Aurélie Juhem (CEO) et Marion Pastor (COO).
AIS Biotech
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Les cofondatrices d'AIS Biotech, Aurélie Juhem (CEO) et Marion Pastor (COO).
AIS Biotech
Peut-être avez-vous, comme de nombreux Français, été terrassé cet hiver par une grippe saisonnière particulièrement virulente ? AIS Biotech a une bonne et une moins bonne nouvelle pour vous. La bonne c'est que grâce à son biomédicament baptisé GlycoFlu, cela pourrait bien ne jamais se reproduire. La mauvaise, c'est qu'il faudra attendre a minima 2030 pour le voir en circulation...
En attendant, AIS biotech - pour Anti-Infective Sugar - poursuit le développement de ses biomédicaments à base de sucres complexes pour la prévention et le traitement des maladies infectieuses. Créée en 2023 en partenariat avec la SATT Linksium (sociétés d'accélération du transfert de technologies), la start-up est le produit de 25 années de recherche au sein du CERMAV, un laboratoire du CNRS de Grenoble,et d'une collaboration avec un laboratoire de virologie de Lyon.
« Pour nous infecter, la plupart des pathogènes ont besoin d'un récepteur. Souvent ils utilisent des protéines, et parfois des oligosaccharides, donc des sucres. Nous arrivons à produire des biomédicaments qui imitent ces sucres, et qui agissent comme des leurres, ce qui permet de neutraliser le pathogène et de bloquer l'infection », explique Aurélie Juhem, la fondatrice et dirigeante de la deeptech grenobloise.
Ainsi, si le produit est administré avant l'infection, il a un effet préventif. Si l'infection a déjà démarré, il a un effet thérapeutique.
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AIS Biotech a déjà déposé la marque de son premier candidat médicament, le GlycoFlu, qui s'attaque au virus influenza responsable de la grippe. Pertinent pour toutes les souches en circulation, selon Aurélie Juhem, le biomédicament a déjà démontré son efficacité sur des modèles d'infection de cellule d'épithélium nasal humain reconstitué, et des modèles souris. Une étape nécessaire « pour démontrer l'efficacité in vivo ».
Simon Prigent
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