Applis, enceintes connectées : des assistants personnels à tout faire

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Siri, Cortana, Alexa ou Assistant savent nous rappeler nos rendez-vous, localiser un restaurant ou commander des produits sur le Net.
Siri, Cortana, Alexa ou Assistant savent nous rappeler nos rendez-vous, localiser un restaurant ou commander des produits sur le Net. (Crédits : Reuters)
Véritable cheval de Troie des Gafam, ces applications embarquées dans nos smartphones, nos voitures et enceintes connectées multiplient les fonctions pour nous faire gagner en productivité.

« Dis Siri, quand j'arriverai chez Franprix, rappelle-moi ma liste de course. » En 2017, plus de 710 millions de personnes ont eu des échanges avec leurs assistants virtuels, rapporte le cabinet Tractica. Elles devraient être 1,8 milliard en 2021. Les plus connus répondent au nom de Siri (Apple), Cortana (Microsoft), Alexa (Amazon) ou encore Assistant (Google). Connectés au cloud via nos smartphones ou pour certains via nos enceintes connectées, ils savent nous rappeler nos rendez-vous, répondre à des questions du type « Quel temps fait-il ? », localiser un restaurant ou encore commander des produits sur le Net.

Certains vous autorisent même à actionner, vocalement ou non, la lumière, augmenter la température des pièces, verrouiller les serrures, passer l'aspirateur, etc. Seules conditions, que les lampes, prises électriques, thermostat, serrures, aspirateurs et autres objets soient connectés au réseau wi-fi domestique et qu'ils soient bien sûr compatibles avec l'assistant virtuel.

Des assistants au volant

Pour autant, piloter son logement à l'aide de son assistant personnel n'est pas une pratique encore massivement répandue. Elle est adoptée par un tiers des internautes, selon une étude menée en 2017 par Comscore. Sur la vingtaine d'applications recensées par Wikipedia, cette fonctionnalité est proposée par une dizaine d'assistants. Parmi lesquels Alexa, Aligenie d'Alibaba, Cortana, Google Assistant et Google Now. Sans oublier Siri. Premier assistant digital installé en 1991 sur un smartphone, en l'occurrence l'iPhone 4S, il a été développé par l'entreprise éponyme rachetée en 2010 par Apple.

Rappelons que Siri est une spin off du SRI International's Artificial Intelligence Center issu du projet Calo (Cognitive Assistant that Learns and Organizes) lancé par la Darpa (Defense Advanced Research Projects Agency). L'assistant Siri utilise le système de reconnaissance vocale de la société Nuance Communications. Cette dernière diffuse en marque blanche sa technologie à d'autres assistants embarqués dans des smartphones, enceintes ou dans les voitures. Parmi lesquelles la nouvelle Mercedes Classe A.

En lançant à voix haute « Hey Mercedes », le conducteur peut interroger son assistant virtuel sur la météo, incliner son fauteuil, allumer ou éteindre la climatisation, etc. Par ailleurs, selon l'intonation de la voix, l'assistant sait distinguer si le conducteur lui parle ou s'il discute avec son passager. De quoi éviter bien des quiproquos.

La performance des assistants virtuels se mesure d'ailleurs à leur capacité à comprendre des questions et à y répondre avec pertinence. À ce jeu, c'est Google qui remporte la palme suivi par Cortana de Microsoft comme le montrent deux études successives menées en 2017 puis en 2018 par le cabinet Stone Temple. Ce dernier a posé environ 5.000 questions aux cinq principaux assistants virtuels (Alexa, Cortana Invoke, Google Assistant sur Google Home, Google Assistant sur smartphone et Siri). Points communs, le taux de réponses correctes dépasse les 80%.

Comme en 2017, la palme revient à Google Assistant sur smartphone qui obtient le meilleur score en nombre de réponses apportées soit 3.639 et un pourcentage proche de 75% de réponses complètes et correctes, selon des chiffres recueillis par Forbes.



Lire aussi : Faut-il avoir peur des enceintes connectées dans nos maisons ?

Les entreprises n'y échappent pas

L'utilisation d'assistants virtuels intéresse non seulement les particuliers mais aussi les entreprises. Selon une étude de Tractica publiée en 2018, le nombre d'utilisateurs professionnels devrait passer de 145 millions en 2017 à plus d'un milliard en 2025.

De quoi donner des ailes à Julie Desk. Basée à Antony (Hauts-de-Seine), cette startup de 10 personnes cofondée et dirigée par Julien Hobeik propose depuis quatre ans de la prise de rendez-vous semi-automatique auprès de 200 entreprises clientes allant de la TPE au grand compte. Un logiciel utilisant des algorithmes d'IA prémâche les propositions de rendez-vous qui sont ensuite supervisées et validées par un humain.

Fort de cette expérience, Julie Desk vient de lancer un assistant virtuel qui programme cette fois des rendez-vous sans aucune aide humaine. Actuellement en bêta test auprès de managers, responsables RH, commerciaux, etc., Slash, du nom de cet assistant virtuel, tient compte de plusieurs facteurs comme les rendez-vous existants, le lieu et même la localisation de la personne à contacter. Par exemple, il suffit de lui demander un rendez-vous téléphonique avec Pierre qui se trouve en Californie pour qu'il tienne compte du décalage horaire évitant ainsi de déranger inopportunément son interlocuteur durant la nuit.

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▶︎ En complément de cet article de La Tribune Hebdo n°280 proposé gratuitement sur LATRIBUNE.fr,
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Commentaires
a écrit le 21/02/2019 à 14:01 :
"ces applications embarquées dans nos smartphones, nos voitures et enceintes connectées multiplient les fonctions pour nous faire gagner en productivité" : allez plutôt vous penchez sur les statistiques mondiales des gains de productivité dans les entreprises et revenez faire la suite de l'article, qu'on se marre un peu !
a écrit le 21/02/2019 à 8:21 :
Ou comment se laisser rendre esclave de bidules électroniques. Si c'est le nouveau monde, non merci

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