Arago ouvre la voie à la révolution de l'informatique par la lumière
Simon Prigent
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Les cofondateurs d'Arago, Nicolas Muller (CEO), Eliott Sarrey (CTO), et Ambroise Müller (CSO).
Arago
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Les cofondateurs d'Arago, Nicolas Muller (CEO), Eliott Sarrey (CTO), et Ambroise Müller (CSO).
Arago
« Still slowed by electrons ? » (« Vous êtes ralentis par les électrons ? »). C'est par cette interpellation énigmatique que l'on est accueilli sur le site internet d'Arago, deeptech française qui « réinvente l'informatique, grâce à la lumière ».
Créée il y a seulement neuf mois, la start-up d'une douzaine de personnes, installée à Arcueil en région parisienne, figurait déjà dans le classement 2024 des 40 meilleures start-up de Station F, le Future 40. C'est d'ailleurs au sein de l'incubateur parisien que ses trois cofondateurs - Nicolas Muller (CEO), Ambroise Müller (CSO), et Eliott Sarrey (CTO) - se sont rencontrés début 2024. Leur ambition pour Arago : révolutionner l'informatique, avec des processeurs qui recourent à la lumière.
Une approche qui permet de s'affranchir de certaines limites des processeurs classiques basés sur des semi-conducteurs. Car ces derniers nécessitent de très grandes quantités d'énergie - ce qui coûte très cher - et représente aujourd'hui le facteur limitant à la croissance de l'infrastructure de l'IA. Or, la demande exponentielle de calcul pour cette dernière ne fait qu'accroître ce problème de dissipation de la chaleur.
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L'idée de recourir aux propriétés de la lumière, plutôt qu'aux électrons, pour le calcul informatique n'est pas nouvelle. Plusieurs start-up se sont même créées autour de cette idée, comme LightOn auparavant. « Pour autant, la capacité de faire des calculs avec la lumière de façon performante et à très grande l'échelle, n'a pas été crackée, ni par l'industrie, ni par la recherche en général », explique Nicolas Muller.
Simon Prigent