Foodtech : la startup parisienne Frichti lève 30 millions d'euros

 |   |  561  mots
Contrairement aux autres startups de la Foodtech, l'entreprise salarie ses coursiers.
Contrairement aux autres startups de la Foodtech, l'entreprise salarie ses coursiers. (Crédits : Frichti)
A peine deux ans après sa création, la FoodTech Frichti a annoncé un tour de table de quelque 30 millions d'euros réalisé auprès des fonds d'investissement Verlinvest et Felix Capital et de ses actionnaires historiques, Alven Capital et Idinvest Partners.

C'est un beau cadeau d'anniversaire. La jeune pousse de livraison de repas et de produits frais Frichti - elle concurrence autant Epicery que Deliveroo -, fondée en juin 2015 par Julia Bijaoui et Quentin Vacher, a annoncé ce mardi une levée de fonds de 30 millions d'euros. Un record pour une société de moins de deux ans, réalisé auprès des fonds d'investissement Verlinvest et Felix Capital et de ses actionnaires historiques, Alven Capital et Idinvest Partners.

"Nous avons créé Frichti pour reconnecter les citadins hyperactifs que nous sommes avec le bon, le vrai. Notre sourcing est ultra-exigeant : nous connaissons nos producteurs, nous sélectionnons nous-mêmes les produits que nos clients commandent en quelques clics depuis une application, aussi simplement qu'un taxi. En bref, Frichti allie la qualité des produits du temps de nos grand-mères à la praticité de notre monde moderne", raconte Julia Bijaoui, co-fondatrice de Frichti.

Plébiscité chaque semaine par des dizaines de milliers de clients séduits par un rapport qualité prix sans précédent sur le marché, le réflexe Frichti s'est répandu en seulement 23 mois. Si le nombre de clients est en constante augmentation, c'est aussi grâce à son modèle logistique inédit, développé pour rendre le bon accessible à tous. En effet, leur algorithme créé en interne permet de regrouper la livraison de commandes voisines. Ce qui permet d'optimiser les temps de parcours ainsi que les coûts pour le client.

Des coursiers salariés, 300 CDI

Par ailleurs, contrairement aux autres startups de la Foodtech, l'entreprise salarie ses coursiers. C'est donc possible ! Elle compte à ce jour plus de 300 employés en CDI, dont une soixantaine en cuisine. Car il faut savoir que le duo d'entrepreneur élabore lui-même les plats livrés, depuis leur cuisine parisienne.

Grâce à cette troisième levée de fonds, Frichti va désormais élargir son horizon et mettre le cap sur l'international. La jeune pousse avait déjà levé un million d'euros en septembre 2015 puis 12 millions d'euros en avril 2016. Ce qui l'avait hissée sur le podium des plus grosses "levées de fonds féminines" l'an dernier, selon KPMG. Frichti était ainsi arrivée en tête, devant Splio (éditeur d'un logiciel permettant d'anticiper les demandes des clients dans le commerce, 10 millions) et Afrimarket (transfert de bons d'achat et e-commerce dans cinq pays africains, 10 millions également).

Il faut savoir que seules 13% des startups françaises du numérique qui ont levé des fonds en 2016 sont dirigées par des femmes. Et elles ont réuni en moyenne deux fois moins d'argent que leurs collègues masculins, selon une étude de KPMG.

Lire aussi : Les femmes lèvent moins de fonds pour leurs startup

Sur les 600 startups de la Tech qui ont levé des fonds l'an dernier, 70 sont dirigées par des femmes. Ce chiffre est toutefois en hausse de 84% sur 2015, mais la proportion est passée d'une année sur l'autre de 15% à 13%. Le ticket moyen des "levées de fonds féminines", à 1,8 million d'euros, reste deux fois moins élevé que celui des hommes (3,5 millions), relève KPMG. Au total, les femmes ont levé 127 millions d'euros en 2016, soit 29% de plus que l'année précédente.

En tête des secteurs où des entreprises dirigées par des femmes ont trouvé des financements: internet (59%), devant l'électronique et l'informatique (17%) et les biotechnologies (13%).

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :