Selon les dernières analyses du cabinet Asterès, en 2023, la France ne comptait que 12 mégawatt (mW) de capacités d'électrolyseurs installées, contre 36 MW en Espagne et 77 MW en Allemagne. Ce retard s'explique par un nombre insuffisant de projets lancés et des retards dans ceux annoncés pour 2023. Si le rythme actuel se maintient, la France n'atteindra que 17% de son objectif de 6,5 gigawatt (gW) d'ici 2030.
Toutefois, des projets se concrétisent bel et bien. C'est notamment le cas en région Bourgogne-Franche-Comté qui dispose d'un écosystème important, avec une recherche active depuis une vingtaine d'année, dans le domaine de l'hydrogène. Après 15 ans de recherche sur une pile à combustible « verte », la start-up Clhynn, située à Besançon, passe désormais à l'étape de l'industrialisation, en visant le marché de la mobilité.
Labellisée par la BPI, la deeptech a ainsi remporté, le 19 septembre dernier, le « Green Energy Prize », au salon ONS 2024. « L'un des plus grands événements autour de l'énergie offshore organisé, en Norvège, tous les deux ans et qui regroupe un peu plus de 65.000 personnes », précise Vincent Gaffard, directeur régional de TotalEnergies Bourgogne-Franche-Comté. La multinationale, présente à l'évènement, soutient la start-up dans son développement à l'export, via son dispositif d'accompagnement à l'international qui cible les PME françaises. Ce dernier se décline notamment sous la forme de missions collectives à l'étranger (entre 110 et 120 PME françaises accompagnées chaque année) et d'une offre d'hébergement de VIE ou de collaborateurs dans ses filiales (10 hébergements par an en moyenne).