La startup de la semaine : Share.Place, la solution tout-en-un pour la collaboration en entreprise
Anaïs Cherif

Management bureau jeunes cadres dirigeants digitalisation entreprise travail
Headway / Unsplash
Anaïs Cherif

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Headway / Unsplash
Une startup peut en cacher une autre. Lancée en juin 2017 depuis Paris, la plateforme collaborative Share.Place a germé dans l'esprit de Fabrice Bonan alors qu'il s'occupait de l'introduction en Bourse de sa première pépite, l'éditeur de logiciels Talend.
(logiciel en tant que service, reposant sur une logique d'abonnement et non de licence). Comme de nombreux outils collaboratifs - Slack, Microsoft Teams, Trello... - la plateforme permet aux salariés d'une même entreprise de communiquer et de partager toutes sortes de documents entre eux.
Sans oublier le sentiment d'être noyé sous les mails trop nombreux, pouvant engendrer une perte de productivité. Selon une étude du cabinet de conseil McKinsey, plus de 110 mails sont envoyés et reçus par jour en moyenne. Il faudrait environ 2 heures par jour pour les traiter.
Pour tirer son épingle du jeu sur un marché très concurrentiel, Share.Place mise donc sur une organisation plus claire des flux. La création de sujets se fait en arborescence, grâce à la création de sous-dossiers. La plateforme permet de consigner toutes les anciennes versions de documents et d'identifier rapidement les nouvelles. "Cela permet en un coup d'œil de connaître la progression d'un projet", précise le co-fondateur.
Share.Place conserve ces historiques grâce à la blockchain, cette technologie des chaînes de blocs pouvant être comparée à un gigantesque registre. "La blockchain nous permet de consigner et certifier tous les échanges : quelle personne a effectué quelle modification, verrouillé et envoyé telle version... Cela permet une traçabilité de toutes les actions", résume le cofondateur. Les documents et les textes transitant par Share.Place sont chiffrés de bout-en-bout, ce qui signifie qu'ils sont visibles uniquement par les correspondants. Le cryptage est disponible par défaut pour toutes les offres - là où des services comme Slack propose en option uniquement des clés de chiffrement pour ses abonnés payants.
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Dans une optique d'amélioration de la productivité, la plateforme propose également des notifications personnalisées grâce à l'intelligence artificielle.
Comme il est d'usage sur ce marché, Share.Place, qui n'est pas encore rentable, a opté pour un modèle "freemium". La startup propose donc trois offres. La première, qui est entièrement gratuite, dispose de fonctionnalités réduites. Deux abonnements sont ensuite proposés à 4 et 8 euros par utilisateur et par mois.
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La startup d'une quinzaine de salariés cible aussi bien les TPE/PME, que les grands groupes. Six types de marchés sont particulièrement attractifs, selon Share.Place : le conseil, le marketing, les ressources humaines, la finance, l'éducation et le juridique. Parmi leurs clients, l'université Dauphine, mais aussi des groupes comme Air France, Cedrus Partners ou encore Fitness Park. Share.Place, qui vient de lancer son application mobile, vise 10.000 utilisateurs d'ici la fin de l'année. Déjà disponible en français et en anglais, la startup vise une expansion aux Etats-Unis courant 2020-2021.
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