LightOn, premier européen de l'IA générative à se lancer en Bourse
François Manens
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Laurent Daudet, CEO et cofondateur de LightOn, lors de Tech for Future.
Georges Vignal/La Tribune
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Laurent Daudet, CEO et cofondateur de LightOn, lors de Tech for Future.
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C'est une première dans l'intelligence artificielle générative. Ce vendredi 8 novembre, le français LightOn, a lancé son entrée en Bourse, qui va se clôturer le 20 novembre. L'entreprise, qui développe des logiciels pour intégrer l'IA générative dans les entreprises, ambitionne de lever 10,4 millions d'euros, pour une capitalisation totale de 50,3 millions d'euros.
Elle ouvre donc 17% de son capital, et pourrait aller jusqu'à 21%, soit 13,5 millions d'euros, si la demande suit et qu'elle décide d'activer certains mécanismes financiers. Trois millions d'euros (soit près de 30% du montant initial de l'offre) sont d'ores et déjà verrouillés par un engagement de souscription au prix de l'offre du fonds espagnol spécialiste de la tech Axon partners Group.
Dans l'opération, les quatre cofondateurs gardent 60% des parts, et donc un contrôle majoritaire de leur entreprise. Leur ambition : devenir une référence de l'IA dans les entreprises, et atteindre la rentabilité dès 2027.
L'opération, lancée ce matin, va se clôturer le 20 novembre. « C'est avant tout le bon moment pour nous », répond Laurent Daudet, lorsque la question du timing de l'introduction lui est posé. La Bourse mondiale, et encore plus européenne, fonctionne au ralenti depuis le Covid. Le dirigeant espère tout de même profiter de la « prime au premier », en devenant le premier spécialiste de l'IA générative à entrer sur les marchés publics.
Interrogé sur le montant relativement faible de la levée de fonds -dans les standards démesurés du secteur-, Laurent Daudet confirme avoir étudié l'entrée de capitaux privés. Mais finalement, les dirigeants ont préféré se tourner vers la place de Paris. Avantage : les capitaux entrants seront européens, une quasi-nécessité pour une entreprise qui joue, entre autres, sur la corde de la souveraineté.
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Reste que le montant recherché par LightOn paraît faible dans un secteur où les valorisations explosent et où l'argent coule à flots. La dernière levée de fonds de LightOn, de 2,9 millions d'euros, remonte à 2018, alors que l'entreprise développait des processeurs photoniques, un produit totalement différent d'aujourd'hui.
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