Livraison à vélo : Glovo à l'assaut des commerçants

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La startup espagnole Glovo, implantée en France depuis 2016, revendique dans l'Hexagone 1.500 coursiers actifs sur une semaine.
La startup espagnole Glovo, implantée en France depuis 2016, revendique dans l'Hexagone 1.500 coursiers actifs sur une semaine. (Crédits : DR)
La startup de livraison à vélo va permettre aux commerçants de recevoir et de faire livrer leurs colis via une nouvelle offre, baptisée "Glovo Business". Alors que 60% de ses 5.000 commandes quotidiennes sont des repas, Glovo France souhaite ainsi diversifier ses livraisons aux heures creuses.

Glovo veut séduire les commerçants... La startup de livraison à vélo, implantée en France depuis 2016, annonce ce mardi le lancement d'une offre à destination des professionnels, baptisée "Glovo Business". Le but : permettre aux entreprises françaises de se faire livrer des colis, mais aussi, de livrer leurs clients.

"Notre positionnement initial était exclusivement BtoC (ndlr : à destination des particuliers). Mais nous avons observé que beaucoup d'entreprises utilisaient spontanément notre application pour des besoins professionnels", affirme Alexandre Fitussi, Directeur général France de Glovo.

"C'est pourquoi nous avons décidé de créer une offre dédiée car il y a un fort potentiel. Avec Glovo Business, nous sortons du simple cadre de l'application technologique pour servir la logistique des entreprises et couvrir de nouveaux besoins", poursuit-il.

Augmenter les livraisons aux heures creuses

La startup espagnole, lancée en 2015, s'est faite connaître grâce à sa promesse de livraison express. Il est possible de se faire livrer à vélo en 30 minutes tout type de colis - de la nourriture, un cadeau de dernière minute ou encore des médicaments vendus sans ordonnance... Mais en réalité, sur les 5.000 commandes passées tous les jours en France, 60% sont des repas.

Cette offre professionnelle va donc permettre d'augmenter les livraisons aux heures creuses pour diversifier l'activité de Glovo. "Actuellement, les livraisons sont condensées le midi et le soir. Or, les livreurs cherchent à développer leurs plages horaires toute la journée afin d'avoir davantage de revenus", explique Alexandre Fitussi. Alors que ce secteur est très concurrentiel, la startup dit vouloir se rendre attractive auprès des coursiers en leur promettant sur la journée un rythme continu de livraisons, sans les cadences effrénées aux heures des repas. En France, la jeune pousse revendique 1.500 coursiers actifs sur une semaine.

Glovo France vise une rentabilité courant 2019

Dans le cadre de commandes professionnelles, les livraisons peuvent être effectuées dans l'heure ou à un créneau précis. Les entreprises pourront faire récupérer plusieurs colis dans un même local, pour les livrer dans différentes adresses, et vice versa. Livraison à vélo oblige, la commande ne devra pas excéder les 9 kilos, et devra mesurer au maximum 30x30x40cm. "Une entreprise de e-commerce proposant habituellement une livraison en deux à trois jours ouvrés peut ainsi intégrer sur son site web un choix de livraison express en moins d'une heure, et ce sans que le client n'ait à se rendre sur l'application Glovo, le service reposant sur un fonctionnement en marque blanche", précise le communiqué de presse. Actuellement, une dizaine d'entreprises utilisent déjà le service "Glovo Business", comme L'Occitane.

"Nous voulons convaincre 20 nouvelles entreprises par mois d'utiliser notre service", souligne le Directeur général de Glovo France. La jeune pousse espère ainsi "multiplier son chiffre d'affaires par deux sur un an", chiffre Alexandre Fitussi.

Aucun abonnement ne sera proposé aux commerçants. Les tarifs de livraison varient entre 6,90 et 9,90 euros selon la distance à parcourir. Glovo France, qui vise la rentabilité courant 2019, ne communique pas sur son chiffre d'affaires. Si le marché français est le premier à bénéficier de cette offre, la jeune pousse espagnole, présente dans une vingtaine de pays, souhaite ensuite la proposer courant mars sur tous les marchés européens où elle opère.

Le service est pour l'instant uniquement proposé à Paris et sa proche banlieue, zone de présence de Glovo France. Mais la jeune pousse souhaite l'étendre aux dix plus grandes métropoles de l'Hexagone d'ici l'été, au fur et à mesure qu'elle y déploiera son offre pour les particuliers.

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Commentaires
a écrit le 05/03/2019 à 18:03 :
Mouais bof. Moi la derniere fois que je me suis fais livrer a domicile, c'etait une machine a laver. En velo, ça doit pas être facile même si en deuxième etage avec ascenseur ça demande pas a pedaler.

J'ai une immense reticence a l'économie moderne. Toujours cette damnée poursuite du vent
a écrit le 05/03/2019 à 17:27 :
S'agit t'il d'une n-ieme resucée d'un modèle basé sur des coursiers "indépendants" sous-payés ?

Modèle que la justice est en train de mettre à mal en exigeant que les coursiers soient considérés comme ce qu'ils sont, des employés dépendants.
Ce qui implique le respect des législations et la participation au budget social du pays et forcément rend caduque tout modèle basé sur l'exploitation abusive de la précarité.
a écrit le 05/03/2019 à 17:19 :
La taxe de Le Maire sur les entreprises du numérique finira par être prélevée sur la rémunération des livreurs. Ces tâcherons des temps modernes pédaleront pour les technocrates de Bercy qui resteront bien installés dans leurs fauteuils Louis XV.

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