Robotique : deux offres de reprise pour Aldebaran mais un nouveau plan social inévitable
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Nao, le robot iconique dAldebaran.
Aldebaran
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Nao, le robot iconique dAldebaran.
Aldebaran
Ambiance crépusculaire pour les salariés restants d'Aldebaran. En redressement judiciaire depuis le 17 février dernier, le pionnier français de la robotique humanoïde touche le fond en ce début du mois de mai. Les dernières victimes du plan social décidé en début d'année, qui a supprimé 80 postes sur 167, soit presque la moitié de l'effectif, quittent ces jours-ci les locaux devenus trop grands d'Issy-les-Moulineaux.
Mais l'entreprise devrait éviter le pire, c'est-à-dire la liquidation judiciaire. Deux entrepreneurs, l'un franco-suisse, l'autre canadien, ont déposé auprès du tribunal de commerce de Paris une offre de reprise. Un soulagement pour les salariés, mais au goût doux-amer, car la saignée sociale n'est pas terminée : dans le meilleur des cas, un tiers des salariés restants se retrouvera encore sur le carreau. Et possiblement beaucoup plus.
D'après nos informations, la direction a présenté les deux projets lors d'une réunion du Comité social et économique (CSE) mardi 29 avril, puis a convoqué le lendemain un « all hands meeting », une réunion en présence de l'ensemble des salariés.
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La première offre, déposée le 27 avril dernier, provient d'un entrepreneur franco-suisse, Jean-Marie Van Appelghem. Passionné par la tech, la robotique et l'automatisation, ce serial-entrepreneur est également l'administrateur du groupe Les Toises, qui gère des cliniques privées de consultations ambulatoires en psychiatrie et psychothérapie. Créée en 2009, la structure se déploie désormais sur huit centres, tous situés en Suisse. Une croissance spectaculaire, mais pas sans heurts : en 2019, l'introduction de bornes automatiques pour remplacer des réceptionnistes avait valu un « bad buzz » à l'entreprise, tout comme, plus récemment, ses pratiques controversées pour noyer les avis négatifs des internautes sur Google.