« 2025 sera l'année de l'avènement des robots humanoïdes » (Nvidia)
François Manens
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Nvidia investit dans les constructeurs de robots humanoïdes, à l'instar de Figure AI, qui a sorti son deuxième robot (ci-dessus) cet été.
Figure AI
GRAND ENTRETIEN. Rev Lebaredian, vice-président de la division Omniverse de Nvidia, estime que la robotique humanoïde vit actuellement son « moment iPhone » grâce à l'IA générative. Cette technologie entraîne une explosion des cas d'usage et une baisse des coûts de production, qui devraient permettre aux robots humanoïdes de se généraliser rapidement dans l'industrie.
LA TRIBUNE - Les rares robots adoptés à ce jour par l'industrie sont très loin de la complexité d'un robot humanoïde. L'exemple le plus connu est celui du bras robotisé, mais on peut aussi penser aux petits robots mobiles de Exotec. À l'inverse, les premiers robots humanoïdes, dans les années 2000 et 2010, n'ont pas du tout convaincu le marché. Alors pourquoi persister dans l'idée de fabriquer des robots qui ressemblent à des humains ?
On peut penser que les robots d'aujourd'hui resteront plus efficaces que les humanoïdes, car ils sont taillés pour un petit nombre de tâches très précises. Et c'est peut-être vrai dans certains cas. Le problème, c'est que pour optimiser leur utilisation, il faut aménager les usines, voire les penser de A à Z autour de ces robots.
Or, depuis toujours, l'humanité aménage les espaces où nous travaillons et où nous vivons autour de leur utilisation par des humains. Alors si on imagine que les robots vont nous aider au quotidien et automatiser de nombreuses tâches rébarbatives que nous ne voulons plus faire, il faut les imaginer dans ces espaces.
Quand on fait ce constat, il devient évident que la meilleure forme pour naviguer dans nos environnements est un robot de la même taille et apparence, avec le même nombre de bras et de jambes. Ils vont par exemple pouvoir prendre les escaliers ou se déplacer dans des allées étroites comme nous le faisons.
Quelles tâches vont être confiées à ces robots ?
Évidemment, toutes les tâches ne vont pas pouvoir être automatisées dès aujourd'hui. À court terme, nous allons avoir des robots humanoïdes capables de faire des tâches basiques, comme travailler sur une chaîne d'usine parmi les humains ou ranger les stocks dans les rayons d'une grande surface.
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Mais puisqu'ils vont être polyvalents et multitâches [general purpose en anglais, NDLR], on peut les imaginer par la suite dans un large éventail de situations. De plus, ils seront assez intelligents pour s'adapter à de légères variations dans les tâches qui leur seront allouées. Là où à l'heure actuelle, on programme les robots pour faire une ou quelques tâches très précises, ce qui les rend très sensibles au moindre problème ou changement.