Seawards, la révolution du dessalement de l'eau de mer grâce au froid
Simon Prigent
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Seawards espère installer son premier démonstrateur en 2026 à Marseille.
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Seawards espère installer son premier démonstrateur en 2026 à Marseille.
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Le réchauffement climatique ne se traduit pas uniquement par la hausse des températures, l'accroissement de la gravité des tempêtes, ou encore l'extinction d'espèces animales. Il induit aussi une forte hausse des populations touchées par le stress hydrique dans les décennies à venir. Une étude du World Resources Institute (WRI), parue en 2023, estime même que la moitié de la population mondiale y est exposée au moins un mois dans l'année.
Pour répondre à cet enjeu, le dessalement de l'eau de mer, afin de fournir de l'eau propre aux industries, à l'agriculture ou aux villes, est une piste explorée de longue date. Mais les technologies actuelles présentent un certain nombre d'inconvénients : rejets chimiques, consommation d'énergie (souvent fossile), coût...
Avec sa technologie de cryoséparation de l'eau, qu'elle a développée et brevetée, la start-up marseillaise Seawards pense avoir trouvé le bon équilibre. Selon ses affirmations, cette innovation a le double mérite de ne rejeter aucun produit chimique en mer, et de consommer 50 % d'énergie en moins que les méthodes conventionnelles.
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Son principe repose sur la différence de température entre la glacification de l'eau douce et de l'eau salée. Dans un glacificateur, avec une certaine turbulation, la start-up glacifie de l'eau de mer autour des -3/-4°C. À cette température, les cristaux d'eau pure se solidifient, tandis que l'eau chargée en sel reste liquide. « Toute notre technologie repose sur notre capacité à former des cristaux d'eau pure en 2D, plats, comme ceux qu'on trouve en hiver sur les pare-brise », explique son cofondateur, Hubert Montcoudiol.
Simon Prigent