Start-up industrielles : « 2025 restera sous pression », selon Bpifrance
Simon Prigent
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La start-up Electra spécialisée dans les bornes de recharge électrique a bien résisté à la tendance baissière en 2024 en levant 300 millions d'euros en janvier.
Reuters
Les 3 200 start-up françaises à vocation industrielle ont levé moins d’argent et inauguré moins de nouveaux sites en 2024 que les années précédentes selon l’observatoire de Bpifrance, qui espère que cette année sera celle de la stabilisation avant une potentielle reprise en 2026.
Redressement judiciaire pour Ynsect et Prophesee, probable liquidation judiciaire pour Aldebaran... Les start-up à vocation industrielle sont à la peine ces dernières années. Et l'observatoire dévoilé aujourd'hui par Bpifrance ne dit pas l'inverse.
En 2024, les 3 200 jeunes pousses tricolores référencées sur ce segment ont levé 2,83 milliards d'euros, contre 4,2 milliards en 2023, et 3,8 milliards en 2022, année de lancement du plan start-up et PME industrielles dans le cadre de France 2030. Alors que dans le même temps, entre 2023 et 2024, les investissements sont repartis à la hausse dans le reste de l'écosystème, tirés notamment par l'intelligence artificielle.
« Ça se stabilise. Maintenant je pense que l'année 2025 restera sous pression. On voit bien qu'il y a des facteurs exogènes qu'on ne maîtrise pas et qui ne sont pas de nature à pousser à l'investissement tous azimuts que ce soit en France, en Europe ou dans le monde. Donc on s'attend pas à une année de reprise massive », commente Paul-François Fournier, directeur exécutif de Bpifrance.
Recul des grosses levées de fonds
Sur le segment industriel, le recul est particulièrement marqué pour les grosses levées, avec 5 levées de plus de 100 millions et 28 levées de 20 à 100 millions d'euros en 2024, contre respectivement 10 et 35 levées l'année précédente.
Un « sujet d'attention particulier » pour Bpifrance, qui estime que cela doit pousser à réfléchir à de nouveaux modes de financement, au niveau européen notamment. Parmi les pistes envisagées, Paul-François Fournier cite notamment le dispositif Tibi qui vise à inciter les investisseurs institutionnels à investir dans les entreprises innovantes, et « qui pourrait se déployer au niveau européen », comme l'a récemment proposé France Digitale. Ou encore le déploiement au niveau européen, là encore, de l'initiative Bpifrance entreprise, qui permet aux particuliers d'investir dans les entreprises.
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