Carte musique jeunes : c'est parti

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(Crédits : DR)
Quatorze plates-formes de musique en ligne sont associées à l'opération Carte Musique, lancée jeudi. Qobuz, CD1D, Deezer, Fnac.com, MusicMe, Amazon, Starzik.com, Orange, iTunes, My Clubbing Store, MySurround, eCompil, Disquaireonline.com et Virgin.

Annoncée depuis janvier, attendue pour la Fête de la musique, elle est enfin sur les rails. Toute personne de 12 à 25 ans, dans la limite de 1 million, peut depuis jeudi aller s'enregistrer sur le site carte-musique.gouv.fr.

Cela permet de composer un panier d'achat de musique sur les plates-formes partenaires pour 5, 10 ou 25 euros - dans la limite de 50 euros par personne et par an -, dont le montant est doublé par l'Etat (soit 25 millions d'euros à la charge de l'Etat).

Pour relayer ce lancement auprès des jeunes de 12 à 25 ans, une campagne de promotion en ligne est relayée Radio France, les chaines de France Télévisions et du groupe MTV Networks, et le Crédit Mutuel.

Des promotions à tout va

Toutes les plates-formes partenaires - Qobuz, CD1D, Deezer, Fnac.com, MusicMe, Amazon, Starzik.com, Orange, iTunes, My Clubbing Store, MySurround, eCompil, Disquaireonline.com et Virgin - ont concocté des offres spécifiques.

iTunes (Apple) met en avant 100 albums à 4,99 euros.  La Fnac en a sélectionné 200 à 3 euros, et offre des titres gratuits, des invitations à des concerts///. Amazon offre 65 euros de musique pour 50 euros...

Deezer propose, pour 5 euros , deux mois d'abonnement (normalement vendu 9,99 euro par moi)  ou 10 euros pour six mois avec un logiciel "table de mixage " qui permet à l'internaute de  mixer ses titres. Le site a noué un partenariat avec la Banque Postale qui offre des prolongations d'abonnement à ses jeunes clients.

Son concurrent Spotify, n'est pas présent. Il peaufine son offre qu'il lancera plus tard nous a assuré sa dirigeante en France, Annina Svensson.

Le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand à l'occasion d'une conférence de presse présentant le dispositif, instauré pour deux ans, a d'ailleurs annoncé que d'autres plates-formes le rejoindront d'ici la fin de l'année.

Le volet incitatif de la lutte contre le piratage

La " carte musique " constitue le volet incitatif du dispositif contre le téléchargement illégal dont la Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur internet constitue le bras répressif.


"La  carte musique et la Hadopi participent d'une seule et même démarche qui vise à modifier le comportement du plus grand nombre des internautes et à renforcer l'écosystème fragile de la création", a insisté le ministre de la Culture.
"L'idée de l'accès libre et gratuit à la musique en ligne par le biais du téléchargement illégal s'est imposée dans certains esprits parmi les jeunes consommateurs. Cette situation n'est pas satisfaisante", a-t-il ajouté.


La " carte musique " figurait parmi les propositions formulées par la mission Zelnik en début d'année et avait été reprise à son compte par Nicolas Sarkozy.

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