Google autorisé à reprendre le moteur de recherche de billets d'avion ITA Software
Sandrine Cassini
Sandrine Cassini
Les autorités américaines sont de plus en plus exigeantes avec Google. Le moteur de recherche a reçu l?accord du département américain de la justice pour reprendre ITA Software, la société d?agrégation d?informations aériennes, une acquisition d?un montant de 700 millions de dollars. Google souhaite grâce à ITA Software lancer un service de recherche de billets d?avion.
En tout cas, pour reprendre ITA Software, Google a dû concéder l?autorisation au département américain de la Justice le droit de pouvoir contrôler les opérations, selon le Wall Street Journal. Il s?agirait pour les autorités de s?assurer que le moteur de recherche respecte la concurrence. Le régulateur américain semble ainsi avoir acté que le moteur de recherche détenait une position dominante sur certains marchés.
Muraille de Chine
Des sites de réservation de voyage en ligne, comme Kayak.com, ont déjà émis des inquiétudes sur le passage d?ITA Software sous pavillon Google. De fait, ITA Software fournit la technologie de recherche et de réservations de billets d?avion à la plupart des sites de voyage (comme SideStep.com, ou Hotwire.com). Ils craignent notamment que Google capte des informations sur le trafic réalisés sur leurs sites. L?accord conclu avec le département de la Justice mentionnerait aussi la mise en place d?une muraille de Chine empêchant Google de procéder à ce genre de pratique.
À lire également
Mais les opposants à l?opération, dont font partie Expedia, Microsoft ou Sabre Holdings, ont aussi affirmé que Google empêcherait dans l?avenir des concurrents d?accéder aux donnés d?ITA et qu?il utiliserait son moteur de recherche pour privilégier son service au détriment des tiers. Google a fait remarquer que des grands sites de réservation de voyages, comme Expedia Priceline ou Travelocity recouraient à des services concurrents d?ITA Software.
Sandrine Cassini
Un incident majeur toutes les deux heures : les risques cyber explosent dans la finance européenne
448 TWh d'électricité par an, 4.500 milliards de litres d’eau : les coûts cachés de la révolution de l’IA
Meta recule sur son outil de surveillance des salariés pour entraîner son IA
Bruxelles dévoile son grand plan pour la souveraineté technologique, avec des instruments encore timides