Cyberguerre entre hackers saoudiens et israéliens

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Des hackers saoudiens ont divulgué des données bancaires et piraté des sites d'entreprises israéliennes. La riposte n'a pas tardé.

la cyber-guerre fait rage entre les hackers saoudiens et israéliens. Les attaques se multiplient de part et d'autre. Les données de plus de 20.000 cartes de crédit israéliennes ont été divulguées sur le Net. Un pirate informatique surnommé Oxomar, à la tête d'un groupe baptisé « Nightmare » (« cauchemar », en anglais) se présentant comme saoudien, a réussi ensuite à paralyser pendant quelques heures les sites publics de la Bourse de Tel Aviv, d'El Al, la compagnie aérienne, et de plusieurs banques sans cependant parvenir à perturber le flux des transactions ni les vols.

Interrogé par un site Internet israélien, Oxomar a expliqué vouloir semer le « chaos » en Israël pour « punir » ce pays de ses « crimes » contre les Palestiniens.

La réplique n'a pas tardé. Des hackers israéliens se sont vengés en publiant des données de plus 200 cartes de crédit saoudiennes tout en menaçant de s'en prendre à de grandes entreprises privées et publiques saoudiennes.

Sur le front politique, Dany Ayalon le vice-ministre israélien des Affaires étrangères a menacé les hackers de « représailles où qu'ils se trouvent » et annoncé le prochain vote d'une loi assimilant les cyberattaques à du terrorisme.

En attendant, Israël, qui se trouve dans le peloton de tête de la high-tech, compte mettre son savoir-faire à contribution pour renforcer ses défenses. Une Autorité pour la protection des données informatiques a commencé à fonctionner au début de l'année. Mais, comme l'admet Yitzhak Ben Israël, un expert à l'origine de cet organisme, « il faudra au moins un à deux ans pour colmater les brèches qu'exploitent les hackers ».

Des cyberattaques « utiles »

L'armée, les services de renseignements et les entreprises considérées comme stratégiques telles que les compagnies d'électricité, d'eaux, les transports ferroviaires, ont pris les devants depuis plusieurs années en coupant tout lien entre leur système informatique et Internet afin d'éviter des infiltrations hostiles ou des tentatives de sabotage informatiques.

Le secteur privé, en revanche, avait été négligé jusqu'à présent. « Mais nous nous sommes aperçus que des cyberattaques contre des banques, des supermarchés par exemple qui paraissent peu dangereuses, peuvent provoquer de sérieux dégâts en temps de paix et semer la confusion à l'arrière que durant une guerre », ajoute Yitzhak Ben Israel. « Dans un sens, souligne Danny Dolev, professeur en informatique, ces cyberattaques sont utiles car elles peuvent aider à une prise de conscience des périls par le monde des entreprises. »

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Commentaires
a écrit le 21/01/2012 à 12:58 :
Le premier facteur de risque c'est l'utilisateur.
a écrit le 21/01/2012 à 11:21 :
Pour info "Windaube" est une passoire ... comme les téléphones portables !
Réponse de le 21/01/2012 à 12:26 :
Merci de retourner vous coucher...
a écrit le 21/01/2012 à 11:20 :
Avec l' hégémonie de "WINDAUBE" c'est tres simple .... un linuxien qui vous le dit !
Réponse de le 21/01/2012 à 12:25 :
Sans Windows dans la fin des années 90, le liliputien-linuxien ne serait rien et ne saurais rien...
Réponse de le 22/01/2012 à 10:42 :
Ha ! wai .... l' inefficacité de la gestion de la swap ... le prouve !
Réponse de le 22/01/2012 à 17:53 :
j'oubliais ... pour ta gouverne !

http://fr.wikipedia.org/wiki/Linus_Torvalds
Réponse de le 22/01/2012 à 18:06 :
cjesus ... à tout pouvoir ... il faut un contre pouvoir !!!!

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