Avec la police 2.0, on porte plainte sur Facebook
Mounia Van de Casteele
Mounia Van de Casteele
Après Twitter, la police nationale investit Facebook. Une présence active sur les réseaux sociaux, avec pour mots d'ordre : "transparence" et "proximité", assure Louis de Raguenel, chef de projet communication, à Challenges.
"Jusqu'à ce jour, la Police nationale ne disposait pas sur Internet d'un espace et d'une visibilité qui correspondent à son identité et à ce qu'elle est réellement. Institution profondément moderne et au contact quotidien de la population, la Police nationale est désormais présente et dynamique sur Internet", explique la Direction générale de la police dans un communiqué.
Le 12 décembre la police a donc lancé officiellement sa page Facebook, pourtant créée depuis mai 2011. A ce jour, la page compte 23.189 mentions "j'aime". La grande innovation : il est désormais possible de poster des "pré-plaintes" en ligne sur la page Facebook.
Cela concerne seulement les faits d'atteinte aux biens (vols, dégradations ou escroquerie) dont l'internaute serait la victime. Toutefois, cette démarche n'est à entreprendre que dans le cas où la victime ne connaît pas l'auteur du méfait, tient à préciser la police. Les données sont alors directement transmises au commissariat concerné qui aura la tâche de contacter lui-même l'auteur de la démarche. Un moyen de désengorger les longues files d'attentes des commissariats. In fine, l'internaute devra tout-de-même se déplacer jusqu'au commissariat pour signer sa plainte s'il souhaite que celle-ci soit enregistrée.
Les internautes peuvent également signaler des contenus ou comportements illicites sur Internet, grâce à la plateforme Pharos, qui existe depuis 2004. Celle-ci ne recense pas moins de 2.500 déclarations par semaine.
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Mais les forces de l'ordre dégainent aussi pas mal sur Twitter. En effet, la police, qui a lancé son compte @PNationale le 1er décembre compte déjà 1.273 abonnés. Avec 32 tweets au compteur dont 30 postés en deux jours seulement -entre le 11 et le 12 décembre-, la police semble faire une entrée numérique sur les chapeaux de roues.
Mounia Van de Casteele
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