Réseaux sociaux : la lente conversion des entreprises du CAC 40

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Reuters (Crédits : reuters.com)
Les outils sociaux séduisent, mais leur mise en place s'avère difficile pour les grosses entrprises du CAC.

Depuis 2008 et l'éclosion des réseaux sociaux d'entreprise, les groupes du CAC 40 s'intéressent de près à ces nouveaux outils collaboratifs. Mais ils peinent à les utiliser correctement.

« Les réseaux sociaux d'entreprise tiennent-ils leurs promesses ? » s'interroge, dans une note, l'Institut de l'entreprise.

Plus des trois quarts des sociétés du CAC 40 disposent déjà d'un ou de plusieurs réseaux sociaux d'entreprise. Sachant que 60% de ces plates-formes ont été déployées depuis deux ans, d'après une étude publiée fin janvier par Lecko, un cabinet de conseil en organisation et TIC.

Côté utilisateurs, le résultat n'est pas encore satisfaisant

Selon Lecko, seulement 30% des entreprises jugent l'outil significatif en matière de « réseau ». Ce qui signifie que peu de collaborateurs interagissent régulièrement.

D'après les responsables sondés par Lecko, 60% des groupes font état de « difficultés à s'exprimer sur des espaces ouverts » et de « craintes des fuites d'informations ».

Enfin, près de 70% d'entre eux évoquent des « difficultés à exposer son identité et son activité sur le réseau », ainsi que des « pertes de repères dans l'accès à l'information ».

Dans ces grandes structures, l'usage des réseaux patine

Arnaud Rayrole, le patron de Lecko, temporise :

« Certains ont cru qu'en mettant en place ces outils tout le monde allait vite les adopter et devenir actif. »

De fait, ces outils collaboratifs s'opposent au management traditionnel, avec des salariés bridés par des hiérarchies qui ne favorisent guère l'échange.

« Ainsi déployée, la dynamique de ces réseaux internes ne repose que sur les personnes les plus motivées », constate Arnaud Rayrole.

Or « ces collaborateurs volontaires ne représentent que 10 % à 15 % des effectifs ». « On se trouve dans une situation d'apprentissage », poursuit Arnaud Rayrole.

D'après lui, le réseau social d'entreprise n'est que le « catalyseur » d'un « changement culturel » vers une nouvelle forme d'organisation plus participative. Malgré tout, ces solutions 2.0 ont le vent en poupe.

En France, le marché des solutions de réseau social d'entreprise en mode SaaS (installées sur des serveurs et non sur les ordinateurs) a progressé de 55 % en 2013, à 40 millions d'euros, contre 26 millions en 2012.

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Commentaires
a écrit le 09/05/2014 à 17:38 :
Les outils "sociaux" n'ont pour but que de survaloriser ce qui ne devrait pas l'être. Pour justifier le prix de 15 à ce qui vaut réellement 5 on lui donne une valeur "technique", les agences de notations classiques et désormais une valeur "morale". Pour faire passer cet ensemble à 20 on ajoutera bien un jour une valeur "spirituelle" ou n'importe quelle autre nouveauté. Cette nouvelle valeur morale et sociale actuelle se vend donc au profit de ses opérateurs (anciens syndicalistes reconvertis dans le business) pour tromper le consommateur en remplissant les poches de ceux qui les prennent pour des gogos ou les contraignent ainsi. Les agences de notation sociales ou pas et les financiers sont alors complices pour gonfler les prix. La morale, l'étique, le spirituel "économique" comme est la Bible n'ont pas vocation à servir de prétexte à l'abus. On sera opposé à ce type de pratique.

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