Les géants du Web, futurs maîtres de la robotique

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Boston Dynamics, célèbre pour ses spectaculaires « animaux » quadrupèdes comme l'Alpha Dog, un quadrupède de la taille d'une mule capable d'évoluer sans tomber, sur n'importe quel terrain.
Boston Dynamics, célèbre pour ses spectaculaires « animaux » quadrupèdes comme l'Alpha Dog, un quadrupède de la taille d'une mule capable d'évoluer sans tomber, sur n'importe quel terrain. (Crédits : Reuters)
Depuis deux ans, les célèbres Gafa (Google, Apple, Facebook et Amazon) multiplient les rachats dans les entreprises de robotique. Des pépites qui vont révolutionner le monde de demain.

En l'espace de deux ans, les géants américains de l'Internet ont dépensé des milliards de dollars pour passer de l'univers virtuel au monde physique. À commencer par Google, dont le moteur de recherche est sans doute lui-même le plus puissant des robots existant sur terre.

Depuis décembre 2013, la firme de Larry Page et Sergueï Brin a acquis au moins huit entreprises de robotique. Dont le japonais Schaft, connu pour ses robots humanoïdes, et l'américain Meka Robotics. La plus emblématique étant Boston Dynamics, célèbre pour ses spectaculaires « animaux » quadrupèdes, financés pour certains par la Darpa (Defense Advanced Research Projects Agency). Parmi ces « animaux », le Big Dog, un quadrupède de la taille d'une mule capable d'évoluer sans tomber, sur n'importe quel terrain. Et Cheetah, développé avec le MIT, que ses inventeurs présentaient en 2012 comme le robot le plus rapide du monde avec une vitesse de 45,5 km/h en laboratoire.

Rapides et adroits, ces drôles d'animaux nous surprendront aussi sûrement par leur intelligence. Google a en effet racheté pour 400 millions de dollars l'entreprise DeepMind, spécialisée dans les algorithmes d'apprentissage. Une acquisition certainement supervisée par son directeur d'ingénierie, Raymond Kurzweil, recruté en 2012. Considéré comme le pape du transhumanisme, ce dernier prédit que l'intelligence humaine sera dépassée à terme par celle des machines. Au sein du laboratoire Google X, il travaillait jusque récemment avec Andy Rubin, le père d'Android et patron de la branche robotique dont ce dernier vient de démissionner pour créer un incubateur dédié aux technologies hardware.

Des milliards de dollars d'investissements

De quoi faire gamberger les roboticiens de Google, qui phosphorent notamment sur l'optimisation de certaines tâches réalisées encore à la main dans l'industrie électronique.
Une approche que partage Apple, la firme à la pomme, qui a prévu en 2013 d'investir pour 10,5 milliards de dollars dans son appareil de production, et notamment dans de nouveaux équipements robotiques. Ces derniers pourraient d'ailleurs être pilotés un jour par une nouvelle interface développée par PrimeSense. Spécialisée dans les technologies de capture de mouvement 3D (à l'origine de la Kinect), cette dernière a été rachetée par Apple pour 350 millions de dollars en 2013. Une somme rondelette mais bien inférieure aux deux milliards de dollars déboursés par Facebook pour acquérir Oculus Rift dont les fameux casques servent à piloter des robots et des drones.

La firme de Mark Zuckerberg s'intéresse de près à ces engins volants. Comme Google qui a racheté la firme Titan Aerospace pour 60 millions de dollars, Facebook veut apporter une connexion Internet aux populations vivant dans des zones isolées. Elle a dépensé cette année 20 millions de dollars pour acquérir le britannique Ascenta spécialisé dans les drones solaires longue distance. Quant à Amazon, il semble jouer une carte plus terre à terre avec le rachat l'an dernier de Kiva System, spécialisée dans la robotique d'entrepôts, pour 775 millions de dollars. De quoi donner un coup d'accélérateur à la logistique des petits colis qu'il compte livrer à terme en drones aériens, d'ici à quatre ou cinq ans. Idem pour Google si, toutefois, la législation les en autorise.

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Commentaires
a écrit le 21/11/2014 à 11:13 :
Les robots permettent d'économiser des salaires et aussi des charges sociales. Si les charges étaient transférées sur la Valeur ajoutée, leur intérêt serait donc divisé par 2 ! Avec mes propositions ce serait pire !
A partir du moment où les robots participeraient par la valeur ajoutée aux divers financements, où ils n'auraient pas le droit de participer au contrôle de la valeur ajoutée de 50 % réservée à la masse salariale, où la taxe de 20 % ( incluse dans les 50 % dans un 2ème temps ) serait aussi à leur charge, j'augure mal de leur avenir !
Il est capital de donner du travail à tous, quitte à en baisser la durée, et ces mesures le permettraient à coup sûr, car " l' Économie est faite pour l'homme, non l'inverse actuel !"
Exportant hors TVA, donc Hors charges, le pays qui l'appliquera le 1er obligera les autres à suivre !
N'est-ce pas idiot de faire payer nos charges aux étrangers puisqu'ils n'ont pas droit à nos soins, retraites, etc ?
Réponse de le 24/11/2014 à 22:34 :
Pas sur que donner du travail a tous soit une bonne idée; Déjà rien que le terme "donner du travail" est une aberration, le travail, doit être fait et est donc pris par les travailleurs, robot ou humain.
Pour les autres méthodes de taxation je vous rejoint par contre.
a écrit le 21/11/2014 à 10:43 :
Ainsi que les "lunettes Google", dans 10 ans on ne parlera plus de ces gadgets.

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