Les attentats de la semaine précédente vont donner lieu à un renforcement des contrôles sur la Toile. Le Premier ministre Manuel Valls a ainsi demandé mardi 13 janvier au ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve de faire des propositions "dans les huit jours". Cela concerne le contrôle d'Internet, mais aussi celui des réseaux sociaux "plus que jamais utilisés pour l'embrigadement, la mise en contact et l'acquisition de techniques permettant de passer à l'acte".
Dans un communiqué mercredi 14 janvier, l'Association des services internet communautaires (Asic), principale association française des acteurs du web, souligne que ces annonces "semblent ouvrir la porte à un nouveau cadre juridique. Nous réaffirmons que toute nouvelle mesure législative et réglementaire devra respecter l'ensemble des libertés, qu'il s'agisse des libertés publiques mais aussi des libertés individuelles". L'Asic compte parmi ses membres Google, Facebook, Deezer, Dailymotion, Yahoo ou encore PriceMinister.
L'association rappelle qu'elle s'oppose "à tout régime d'exception" et juge que "toute nouvelle mesure devra être proportionnée à l'objectif à atteindre, être transparente et se placer sous le contrôle de l'autorité judiciaire".
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"Les récentes modifications législatives - dont certaines, non encore entrées en vigueur - constituent aujourd'hui l'un des cadres juridiques les plus importants au monde en terme de surveillance et de lutte contre les contenus et comportements illicites", tient à souligner l'Asic. Elle fait allusion à la loi de lutte antiterroriste de novembre qui prévoit notamment le blocage administratif de sites faisant "l'apologie du terrorisme", et qui a renforcé une législation française déjà très fournie (14 lois antiterroristes votées depuis 1986).
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