Comment les usages numériques se transforment peu à peu en France
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Le numérique fait désormais partie du quotidien de l'écrasante majorité des Français. C'est ce que montre, sans surprise, le dernier « Baromètre du numérique », une enquête annuelle réalisée par le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Credoc). Cette étude, publiée ce mardi, fait le point sur l'adoption des technologies, équipements et usages numériques par les Français pour l'année 2023.
Cette édition montre, en particulier, une transformation progressive des usages. Certains, déjà matures, se démocratisent encore. Pas moins de 80% des Français échangent, par exemple, des messages via des messageries instantanées comme WhatsApp, soit une progression de 10 points en deux ans. De même, ils sont 73% à téléphoner via des applications mobiles, contre 60% en 2020. Ces usages, auxquels les jeunes sont rompus, se sont récemment développés très vite chez les plus de 40 ans.
La navigation Internet sur mobile poursuit, elle aussi, sa démocratisation. Quelques 85% des Français y recourent, soit 3 points de plus en un an. L'étude du Credoc montre, toutefois, un tassement du nombre de Français qui s'abonnent à des services de vidéo à la demande, à hauteur de 56%, soit un petit point de plus par rapport à l'année précédente. Il s'agit d'une surprise, au regard de la forte percée des Netflix, Amazon Prime ou Disney Plus depuis 2016. Les Français privilégient, en revanche, de plus en plus le format numérique pour s'informer. D'après l'étude du Credoc, la presse numérique compte désormais 60% de lecteurs réguliers, soit 4 points de plus en trois ans.
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Il n'empêche que certains usages marquent le pas. C'est le cas de la recherche d'emploi sur Internet. En 2023, 30% de la population française y recourait, contre 32% l'année précédente. Un autre usage s'affiche en perte de vitesse : il s'agit des achats en ligne. L'an dernier, 80% de la population a effectué des emplettes sur la Toile. C'est 4 points de moins que l'année précédente, sachant que cette proportion était de 71% en 2020. Peut-être faut-il y voir une forme de normalisation, après la flambée des achats en ligne qui est survenue pendant l'épidémie de Covid-19...