Coronavirus : trois questions sur la fermeture temporaire des entrepôts Amazon France

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(Crédits : Mike Segar)
Amazon France a confirmé ce jeudi la fermeture de ses six centres logistiques. Cette annonce fait suite au jugement rendu mardi par le tribunal de Nanterre, contraignant l'ogre du e-commerce à restreindre son activité à la seule livraison des "produits essentiels" sous peine d'amende. Explications.

Amazon France baisse temporairement le rideau. A compter de ce jeudi et pour une durée indéterminée, ses six centres logistiques français seront fermés. Cette décision émane du groupe d'e-commerce, à la suite du jugement rendu mardi par le tribunal de Nanterre.

  • Qui est à l'origine de la plainte contre Amazon ?

Le tribunal judiciaire de Nanterre a été saisi par l'Union syndicale Solidaires (SUD), premier syndicat dans l'entreprise, pour une audience de référé le 10 avril. Alors que la fermeture des commerces non-essentiels a été ordonnée le 14 mars en raison de l'épidémie du coronavirus, ainsi que les activités rassemblant plus de 100 personnes, "Amazon poursuit son activité comme si de rien n'était", déplorait SUD dans un communiqué du 8 avril.

Le syndicat craignait une "bombe sanitaire et sociale", alors que "des cas avérés [de Covid-19] ont depuis été détectés sur plusieurs des sites et un premier employé est toujours en réanimation".

A la mi-mars déjà, plusieurs syndicats dénonçaient le manque de mesures sanitaires dans les sites logistiques d'Amazon en France, alors que l'activité de l'ogre du e-commerce est dopée par le confinement. L'inspection du travail a d'ailleurs réalisé cinq mises en demeure à l'encontre du groupe depuis le début de la crise du coronavirus. Trois ont déjà été levées et deux doivent être soumises à un nouveau contrôle.

Lire aussi : Coronavirus : "personne ne se sent en sécurité chez Amazon en France"

  • Que reproche la justice à Amazon ?

Dans un jugement rendu mardi 14 avril, le tribunal de Nanterre a estimé qu'Amazon France a "de façon évidente méconnu son obligation de sécurité et de prévention de la santé des salariés", selon le jugement divulgué par l'AFP. Le tribunal évoque notamment le risque de la manipulation des colis par plusieurs intervenants et les faibles distances entre les employés dans les centres logistiques.

Conséquence : le géant du e-commerce a été sommé de restreindre "dans les 24 heures" et pour un mois son activité aux produits dits essentiels. Ainsi, Amazon pourra seulement opérer "des activités de réception des marchandises, de préparation et d'expédition des commandes de produits alimentaires, d'hygiène et médicaux". En cas de non-respect, le groupe de Jeff Bezos s'expose à une amende d'un million d'euros par jour de retard et par infraction constatée.

Le groupe avait annoncé le 21 mars cesser les commandes "moins prioritaires" pour privilégier les produits d'hygiène par exemple, mais l'annonce semble ne pas avoir été suivie d'effet dans les centres logistiques en France, selon SUD.

Toujours selon le jugement, Amazon France va devoir établir une évaluation des risques inhérents à l'épidémie de Covid-19 pour ses six entrepôts dans l'Hexagone afin de protéger ses quelques 10.000 salariés et intérimaires. Le groupe est dans l'obligation d'y associer les représentants du personnel. Enfin, la plateforme en ligne devra verser 4.800 euros de dommages à SUD.

Lire aussi : Covid-19 et ventes en ligne : les petits commerces souffrent-ils de concurrence déloyale ?

  • Quelles sont les conséquences pour Amazon ?

Amazon France a décidé de fermer ses six entrepôts à compter de ce jeudi pour une durée indéterminée, a précisé ce matin le directeur général France d'Amazon, Frédéric Duval, au micro de RTL. Le but est de nettoyer, d'évaluer les risques en période de coronavirus mais aussi d'anticiper le risque de contrevenir à la restriction de son activité aux produits essentiels. "C'est d'une ambiguïté énorme", a regretté Frédéric Duval sur RTL. "Je ne sais pas définir exactement qu'est-ce qu'un produit d'hygiène : est-ce qu'un coupe-ongle en est un ? Est-ce qu'un préservatif est un produit médical ? (...) Dans ces conditions, compte tenu du montant de l'amende, nous sommes dans l'obligation de fermer nos sites."

La fermeture temporaire des entrepôts était la principale demande portée par SUD, au motif qu'ils concentrent plus de 100 salariés, mais elle n'a pas été retenue par le tribunal de Nanterre.

"Nous restons perplexes quant à la décision rendue par le tribunal (...) et faisons appel de cette décision", a réagi dans un communiqué de presse Amazon France.

L'appel n'est cependant pas suspensif ; le groupe devra donc se plier au jugement rendu cette semaine en attendant de voir l'affaire re-jugée.

Le groupe dit avoir apporté "des preuves concrètes" quant aux mesures de sécurité mises en oeuvre. Amazon France dit avoir distribué sur ses sites "plus de 127.000 paquets de lingettes désinfectantes, plus de 27.000 litres de gel hydroalcoolique, ainsi que plus de 1,5 million de masques" et avoir "mis en place des contrôles de température et des mesures de distanciation sociale".

La fermeture de ses centres logistiques ne veut pas pour autant dire qu'Amazon va totalement arrêter les livraisons en France. En effet, plus de 10.000 TPE et PME françaises utilisent la marketplace Amazon pour y vendre leurs propres produits. Parmi eux, certains gèrent eux-mêmes les stocks et l'envoi des colis. Ces derniers devraient donc pouvoir continuer leurs activités en respectant les nouvelles restrictions.

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Commentaires
a écrit le 17/04/2020 à 15:32 :
Tout est fait aujourd'hui pour que les entreprises partent de France...C'est une catastrophe, et après la désindustrialisation, on assiste maintenant à l'idéologie syndicaliste socialo-communiste pour tout casser. Les exemples sont nombreux tels les ports de Marseille, le Havre etc...
C'est devenu la haine du patron méchant...Je me pose d'ailleurs la question pourquoi les enseignes comme Carrefour, Casino ou autres ne sont pas inquiétées par rapport à Amazon, c'est très curieux.
Au lieu d'essayer de construire, on cherche à détruire, allez continuons, il en restera bien quelque chose.
a écrit le 17/04/2020 à 14:26 :
pourquoi ces juges ne s’intéressent-ils pas au gouvernement (macron, philippe, buzyn) qui a ""de façon évidente méconnu son obligation de sécurité et de prévention de la santé des français" ?????
Seraient-ils au service d'une dictature républicaine ???
a écrit le 17/04/2020 à 9:37 :
Dans les bureaux d'Amazon, on les appelle les safety angels (NDLR : anges gardiens), mais dans les entrepôts, leur présence n'a rien de bienveillante pour certains salariés. Depuis le début de la crise sanitaire, des employés de l'entreprise d'e-commerce sont chargés de veiller au respect des gestes barrières, et notamment de la distance entre salariés, fixée à deux mètres dans les entrepôts.
L'entreprise a fait appel à des salariés volontaires, qui bénéficient d'une prime hebdomadaire. Mais quand leur nombre est insuffisant, des intérimaires ont été embauchés. Engendrant des crispations sur plusieurs sites, comme celui du Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis), qui n'est pas concerné par les fermetures temporaires annoncées mercredi par l'entreprise.Par Anthony Lieures
Le 17 avril 2020 à 09h18, modifié le 17 avril 2020 à 09h31

Dans les bureaux d'Amazon, on les appelle les safety angels (NDLR : anges gardiens), mais dans les entrepôts, leur présence n'a rien de bienveillante pour certains salariés. Depuis le début de la crise sanitaire, des employés de l'entreprise d'e-commerce sont chargés de veiller au respect des gestes barrières, et notamment de la distance entre salariés, fixée à deux mètres dans les entrepôts.

L'entreprise a fait appel à des salariés volontaires, qui bénéficient d'une prime hebdomadaire. Mais quand leur nombre est insuffisant, des intérimaires ont été embauchés. Engendrant des crispations sur plusieurs sites, comme celui du Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis), qui n'est pas concerné par les fermetures temporaires annoncées mercredi par l'entreprise.
«Les CDI ont du mal à accepter d'être commandés par des intérimaires»

Des responsables syndicaux ont notamment eu des remontées d'échanges tendus sur place. « Les CDI ont du mal à accepter d'être commandés par des intérimaires qui les prennent en photo en les menaçant d'aller voir les managers, explique-t-on à la CGT. Surtout lorsque vous avez des employés qui plafonnent à 1 500 euros par mois et qui voient arriver des intérimaires mieux payés qu'eux… ».Superviseur logistique de l'équipe de nuit, Anie Palcy, le reconnaît : « On ne peut pas empêcher ces tensions. Nos employés qui sont là depuis un certain temps ont vu arriver des recrues sans comprendre quel était leur statut, pour quelles missions elles avaient été recrutées… explique la déléguée CGT. Pour elle, il s'agira surtout de clarifier rapidement leur rôle. « Ces personnes ont été recrutées car elles ont le profil pour gérer du personnel, poursuit-elle. Il y a des chefs d'entreprise au chômage partiel, des salariés d'Air France. Or, pour l'instant, leur mission se limite à la surveillance. En mai, il faudra faire un bilan de toutes les mesures mises en place pendant le confinement, et si leur mission se poursuit, il s'agira de la cadrer et de l'élargir. »
a écrit le 17/04/2020 à 9:14 :
amazone pour répondre aux syndicats n'a cas fermer ces sites et s'instaler ailleurs comme ce la il y aura 10000 chomeurs de plus
a écrit le 17/04/2020 à 7:58 :
Tant mieux pour les concurrents français d'Amazon. Cdiscount et Fnac-Darty qui, eux au moins, paient leurs impôts en France.
Réponse de le 17/04/2020 à 9:03 :
Il est important de rappeler tous les pièges dans lesquels on peut tomber lorsqu'on achète par internet. A cet égard, la consultation des forums internet est édifiante. Elle permet de voir quels sont les sites où on se fait le plus piéger... Soyez particulièrement vigilants sur toutes les promesses pharamineuses de remise immédiate qui apparaissent quand vous entrez les coordonnées de votre carte...
Réponse de le 17/04/2020 à 14:56 :
Personnellement ca fait plus de 10 ans que j'achète sur Amazon et je n'ai eu qu'un seul problème, tout récent.
A la place d'un livre, j'ai reçu des vignettes autocollantes pour les gosses.
Amazon m'a fait renvoyer l'article à leurs frais et j'ai été remboursé dans la semaine.

S'il y a une plate forme qui m'inspire confiance, du fait de mon expérience en tant que client, c'est eux.
J'habite à 30 km de la libraire la plus proche. Ils mont évité de dépenser des centaines d'€ en déplacement inutiles et autant d'heures de "shopping".

Des regrets?
Il est dommage que les VPC français (la Redoute, les 3 suisses...) aient totalement ratés le virage. Ils avaient pourtant 50 ans d'avance sur Bezos.

Et j'ai également des doutes sur les conditions de travail dans leurs centres. Je suis prêt à payer ce qu'il faut pour que leur personnel soit correctement traité mais il n'y a que la loi et les syndicat pour s'en assurer.
Réponse de le 17/04/2020 à 16:51 :
Réponse à X (qui vient de me répondre) :
Je suis bien d'accord avec vous. Amazon est la plate forme la plus fiable que je connais. Je pense que cela se vérifie justement sur les forums.
Je réitère donc mon conseil : méfiez-vous des remises importantes offertes in extremis sur certains sites, avec de gros boutons colorés pour inviter à en bénéficier. De nombreuses personnes se sont trouvées débitées mensuellement (sans facture mensuelle) avant de se rendre compte de l'utilisation faite du numéro de CB indiqué pour payer leur commande . Certaines ont même dû payer des frais bancaires car le débit était fait à l'étranger, bien que le "service" ait une adresse en France ...
Le vrai danger avec internet est qu'on se croit protégé par la loi, alors que les pièges progressent bien plus vite, à l'ombre d'enseignes qu'on pensait plus soucieuses de protéger leurs clients.
a écrit le 17/04/2020 à 0:11 :
En France des salariés vont en justice pour demander que leur propre entreprise soit condamnée à cesser son activité et obtiennent satisfaction. Décision inique qui se paiera cash en terme d'emploi et de dégradation de l'image de la France quand les cartes de l'après crise seront rebattues.
Réponse de le 17/04/2020 à 2:36 :
En ce moment besos a gagné plus de 24 milliards, donc je ne crois pas qu'il soit le pauvre cosette que l'on croit !

Il suffit de respecter le droit, mais surtout la vie humaine, sans doute difficile a faire lorsque l'individu est une marchandise, non?
Réponse de le 18/04/2020 à 9:43 :
Réponse à gonzague
Je ne vois pas ce que les millards de dollars de Bezos ont à faire là dedans, si ce n'est prouver qu'Amazon est un immense succès planétaire, donc satisfait un immense besoin, à commencer par celui des épargnants qui comptent sur une assurance vie pour avoir un complément de retraite. Ca s'appelle " créer de la richesse" et c'est l'exact contraire de "créer des problèmes" comme certains s'ingénient à le faire au mépris des millions de confinés.
En revanche je suis totalement d'accord avec vous pour rejeter l'utilisation d'êtres humains comme des marchandises. Cela commence par soi même : on doit refuser de se vendre et aussi de se laisser manipuler.
a écrit le 16/04/2020 à 23:13 :
Réponse @ Valbel89
Voys avez raison, les robots ne seront surement pas construits en France. On est face au même problème qu'avec les métiers à tisser, inventés en France par Jacquard mais finalement construits par les anglais en raison de la révolte des canuts lyonnais.
Le plus simple serait d'interdire toute mécanisation. Cela recrérait un tas d'emplois dans l'agriculture, des emplois écologiques, et ça règlerait le problème des retraites en faisant chuter l'espérance de vie. Marx avait raison : Le Moyen-age c'était le bon temps !
Réponse de le 17/04/2020 à 17:04 :
… en gros c'est le programme écologique de PolPot : remettre à l'agriculture les millions de citadins déportés et laisser leurs corps servir d'engrais naturel.
a écrit le 16/04/2020 à 22:20 :
Donc SUD a simplement provoqué une décision de justice qui laisse entendre que si les précautions prises par Amazon ne suffisent pas, alors que sur le papier elles paraissent tout de même bien supérieures à ce qui est pratiqué ailleurs, alors plus personne ne peut continuer à travailler en France. Un beau résultat
a écrit le 16/04/2020 à 22:03 :
La restriction de vente aux produits hygiéniques est idiote, est ce qu'on interdit aux supermarchés de vendre aussi des livres, des TV, des petites cuillères et de la quincaillerie ?

Pour ce qui est de la décision judiciaire, ce qui étonne c'est qu'Amazon semble le seul a voir été touché et pas les grandes centrales d'achat.

Si j'étais le patron d'Amazon, je ne ferais pas autrement. Je fermerait les entrepôts français et je reviendrais à la situation d'avant en expédiant depuis l'étranger. D'autant plus que le CA en France depuis la restriction est en chute. Frocément Amazon est plus connu pour ses ventes de livres que de fil dentaire ou de croquettes pour chien.

Histoire de rappeler aux politiques que lorsqu'on investit en France et qu'on monte 6 entrepôts parmi les plus perfectionnés du monde, on attend en retour un peu moins de mépris et plus de considération.
a écrit le 16/04/2020 à 20:28 :
Le meilleur antivirus traditionnel est la 'bouillie bordelaise". Il soigne la cloque de l'oranger ou autre fruitier. Il y a encore un géant de l'e-commerce à Bordeaux où chacin peut acheter du papier à écrire ou un ordi qui ne font pas partie des indispensables: hygiéne, alimentaire, médical.
a écrit le 16/04/2020 à 19:39 :
Pas très écologique comme argument !
La jungle c'est naturel et on dépense des milliards d'euros pour la préserver.
a écrit le 16/04/2020 à 18:39 :
Moi, ce genre de mesure me rassure : on parvient encore un peu à limiter la loi de la jungle dans ce pays
Réponse de le 16/04/2020 à 21:17 :
Lettre à Elise
Pas très écologique votre argument !
La jungle c'est naturel et on dépense des milliards d'euros pour la préserver.
a écrit le 16/04/2020 à 17:47 :
ça me parait surprenant avec tous les masques, le gel qu'Amazon dit avoir acheté, en plus le contrôle de température, les juges pourraient au moins rendre public le détail des mesures qu'ils jugent insuffisantes...Peut être qu'Amazon ne respecte pas la distance de 1m entre personnes mais dans ce cas il faut le dire ! Si ils veulent qu'on arrête toute la France, qu'ils le disent haut et fort mais alors il ne faut pas venir demander au contribuable de payer le chômage technique des autres en plus de leurs salaires. ça me semble être plutôt de l'ordre de la discrimination anti amazon et beaucoup de gens verront après cela Amazon comme une victime ce qui donne encore plus envie d'acheter chez eux!!! Bon en attendant on utilise Amazon UK ça marche aussi, plus long. On peut essayer Amazon Es il parait que c'est aussi très bien. Perso je vais au bureau presque tous les jours car pas mal de tâches sont impossibles en tele travail à cause du besoins des machines, on a des masques et on fait gaffe, au plus la moitié des effectifs à la fois, c'est pas la mort...
Réponse de le 17/04/2020 à 0:33 :
@ Emanuel-R
Sauf qu'il suffit d'un rien pour interdire à Amazon UK, De ou Es de vendre en France. Il y a déjà un tas de produits de consommation courante qu'Amazon FR ne vend pas et qu'on ne peut pas commander à l'étranger, par exemple : les disques durs autonomes de 5 Tera sont vendus depuis des années en Allemagne et sur Amazon.De, mais il est impossible d'en acheter ou commander en France. Tant pis pour ceux qui veulent s'adapter à la croissance exponentielle des volumes de données.
Personne ne mesure à quel point tout est devenu interdit dans une France dont le Parlement concentre sa "créativité" sur les interdictions et les nouveaux impots.
a écrit le 16/04/2020 à 17:19 :
Et maintenant la CGT qui veut faire fermer les usines de la métallurgie avec ses 43 000 entreprises et ses 1,5 million de salariés en France . La CGT voudrait détruire l'économie française qu'elle ne s'y prendrait pas autrement.
a écrit le 16/04/2020 à 16:37 :
Pourquoi vouloir limiter l'activité d'Amazon aux seuls produits "de nécessité" alors que les autres plates formes en ligne vendent absolument de tout ? Dans ces conditions il faut étendre cette interdiction à tous. Quant à Sud il s'agit d'un combat politique comme l'indique la page d'accueil de son site Internet : "Le coronavirus et le capitalisme : deux épidémies à combattre". Son combat c'est Fermons Amazon !.
De plus, comme indiqué sur sont site, Amazon reste ouvert : "Nous continuons ainsi à vous donner accès aux produits dont vous avez besoin grâce à notre réseau de distribution mondial et aux vendeurs tiers, sans restriction de catégorie. Concrètement, vous pouvez continuer à commander et recevoir tous les articles affichés comme disponibles sur Amazon.fr."
a écrit le 16/04/2020 à 15:49 :
Amazon a les reins assez solides pour s'en sortir, mais pas les milliers de petites entreprises française qui n'ont qu'Amazon pour diffuser.
Encore une victoire du "Mourir ensemble"
Au fond, rien de neuf au goulag français : on était déjà assignés à résidence, maintenant des juges décident de ce qu'on peut consommer : des "aliments", à condition qu'ils ne soient pas intellectuels.
Il manque plus qu'à interdire de penser. D'ailleurs on ne pouvait déjà pratiquement plus s'exprimer sans être censuré, sauf pour soumettre des avis sociologiquement corrects à la rubrique "Débats" de Denis Ladi dans La Tribune (LOL).
Vivement la fin du confinement qu'on puisse s'enfuir !
Réponse de le 16/04/2020 à 16:12 :
Amazon finira par faire comme Netflix : elle quittera la France. Ca fera des dizaines de milliers de chomeurs français en plus. Ceux qui financent le déficit français ne sont plus à ça près.
En revanche pour vos rêves de fuite à la fin du confinement, je serais moins opimiste, on ne connait même pas la date de remise "en liberté", un droit dont jouit pourtant le moindre condamné. Etrangement, les ahurissantes privations de libertés fondamentales qui s'alourdissent chaque jour ne peuvent faire l'objet d'aucun recours devant les tribunaux.
Jamais la France n'aura autant trahi la devise de la révolution: Liberté, Egalité. Pour mémoire, "Fraternité" n'a été ajouté que très longtemps après la révolution, en falsifiant son sens initial qui était la fraternité au combat, pas la solidarité tous azymuts qui paralyse tout depuis Hollande et consort.
J'ai bien ri en lisant votre remarque sur la rubrique "Censure" de Denis Ladi dans Le Tribunal. Que voulez-vous, "La vérité n'est pas toujours révolutionnaire".
Réponse de le 16/04/2020 à 17:23 :
@ le censuré
mais allez donc travailler chez Amazon si cela vous chante, vous ne parlez de qualitatif, ah le chomage!, mais qu'en est il du qualitatif, travailler à des cadences folles pour un salaire de misère. on exploite des bras.
et tout cela pour enrichir un ultra milliardaire qui se fait engraisser en cette dure période sanitaire.
je crois qu'il faut commencer à prendre un peu de hauteur et penser production locale plutôt que consumérisme frénétique
Réponse de le 16/04/2020 à 18:02 :
Réponse @ jo
J'adore Amazon : un choix fantastique, des prix fantastiques, des délais fantastiques, un service fantastique ! Les français en ont rêvé, les américains l'ont fait … une fois de plus.
Le seul point noir, hélas, c'est l'emploi. Mais je pense qu'avec l'aide des syndicats, la robotisation va faire des progrès considérables. Les salariés pourront alors s'orienter sans hésiter vers des métiers plus gratifiants : ingénieurs, concepteurs de produits nouveaux… ou bien opter pour la multitude d'emplois idéologiques que l'état subventionne dans la solidarité, l'écologie, la culture traditionnelle et le folklore, sans oublier la surveillance des moutons forcés d'y participer.
a écrit le 16/04/2020 à 15:29 :
Il ne faut pas acheter via Amazon. C'est une entreprise prédatrice comme l'est Ryanair. C'est incroyable que beaucoup ne soient pas prêt à payer le juste prix afin que les salariés soient traités correctement et que les commerces traditionnels perdurent. Quand eux-mêmes ou leurs enfants ne trouveront rien d'autre qu'un emploi dans une de ces entreprises néo-libérales, ils comprendront peut-être et trop tard leur stupidité...
a écrit le 16/04/2020 à 14:16 :
"" certains gèrent eux-mêmes les stocks et l'envoi des colis. Ces derniers devraient donc pouvoir continuer leurs activités en respectant les nouvelles restrictions""
je ne connais pas l'organisation d'amazon en particulier, mais je ne vois pas comment un centre logistique ferme ( avec son personnel qui sera donc mis a distance - au chomage partiel-) pour distribuer les colis que d'autres qu'amazon y stockent
et je vois encore moins comment ces memes commercants feront pour reapprovionner leur stock sur place, vu qu'amazon ne pourra pas les receptionner car le site sera ferme ( et l'ouverture certainement reporte sine de, peut etre jusqu'a fermeturedefinitive, pour eviter tout malentendu avec sud)
les seuls colis que les ecommercants pourront envoyer c'est ceux qu'ils envoient de chez eux via la market place ( et encore, ca suppose que l'infrastructure informatique d'amazon ne les mettent pas de cote, parce que niveau info, quand c'est organisee d'une certaine facon ' yaka fokon, c'est pas possible, et le mieux c'est de tout couper pour eviter les erreurs)
a écrit le 16/04/2020 à 14:09 :
Si ces salariés et syndicats ne sont pas contents, qu'ils quittent donc l'entreprise et aillent voir ailleurs! Quand à Amazon, ce sera l'opportunité de robotiser l'ensemble de la chaîne et de ne garder que les ingénieurs et cadres! Marre de ces bons à rien qui impactent les autres!
Réponse de le 16/04/2020 à 14:35 :
Parfois je regrette d'avoir fait des études et d'avoir ingénieur pour lire et comprendre des commentaires aussi insultants !
Réponse de le 16/04/2020 à 15:29 :
Vous faites peut être partie de ces personnes qui pensent ne jamais pouvoir être remplacées par des robots? Comme les chevaux au début du siècle dernier? Quand on jugera que votre métier peut être fait par des robots et que vous en serez réduit à mendier l'aide sociale, vous aurez tout le temps pour y repenser. Risquer sa vie dans son travail est un choix, vouloir imposer ce risque à d'autres moyennant un salaire d'esclave en est une autre.
Réponse de le 16/04/2020 à 17:50 :
@ fier d'avoir fait des études... pour dire des bêtises ?
Amazon est un cancer qui gangrène tout le système économique qui est déjà contestable.Un peu de "jugeote" suffit pour réaliser qu'il faut détruire Amazon.
Pas besoin d'avoir fait de grandes études pour le penser, c'est du bon sens, pas de l'IA.
Réponse de le 16/04/2020 à 18:01 :
@ Truc
Vous semblez penser que les robots, la technologie sont l'avenir parce qu'ils remplaceront les hommes...sauf que les robots ne consomment rien et si pas de consommateurs, à quoi ça sert de produire ? Vous oubliez aussi que plus vous laisserez de gens sur le bord de la route plus vous aurez de gilets jaunes, de contestataires, un retour de la lutte des classes.Je ne donne pas cher de vos usines à robots.

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