Des dizaines de milliers d'internautes rejoignent le mouvement « Hello Quitte X »
Marine Protais
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Pari plutôt réussi pour l'initiative « Hello Quitte X ». Cet exode du réseau social X, organisé le 20 janvier, jour de l'investiture de Donald Trump, aurait mobilisé des « dizaines de milliers de personnes », selon l'équipe organisatrice. Parmi eux figurent des « gros comptes » suivis par des millions d'abonnés, comme certains médias tels que Le Monde, qui a annoncé son départ de X hier, mais aussi des personnalités politiques très suivies sur les réseaux sociaux, comme Sandrine Rousseau. « Ce réseau est devenu un forum d'extrême-droite et surtout un outil de sa conquête du pouvoir. Y rester, c'est y contribuer. En partir, c'est s'organiser pour construire une alternative », a-t-elle expliqué dans un message sur X.
Derrière ce projet de migration groupée, on trouve le mathématicien David Chavalarias, auteur de Toxic Data. Ses travaux de recherche montrent que les réseaux sociaux — et notamment X (ex-Twitter) — polarisent et manipulent l'opinion en favorisant les contenus polémiques et « émotionnels ». Un constat connu de longue date et partagé par de nombreuses autres études, mais que le chercheur illustre avec des analyses détaillées des interactions sur ces plateformes.
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Avec une dizaine de bénévoles, dont le militant de La Quadrature du Net Benjamin Sonntag et le journaliste David Dufresne, David Chavalarias a mis en place ce mouvement, dont le nom est un clin d'œil au personnage japonais Hello Kitty. L'initiative aurait, selon Grégory Fabre, autre cofondateur du mouvement et de l'association de lutte contre la surveillance Nothing 2 Hide, touché au total « 26 millions de connexions ». « Cela correspond au nombre de personnes ayant eu recours à notre outil HelloQuitX et à leurs abonnés », précise-t-il.
Marine Protais