L'activiste autrichien Max Schrems frappe encore. À l'origine de plusieurs actions retentissantes contre les géants du Web, ce défenseur des droits numériques s'attaque de nouveau à Meta. Son association Noyb (None of your business) vise le procédé employé par le groupe américain pour utiliser les données des internautes européens dans l'entraînement de ses modèles d'intelligence artificielle générative, comme LLaMA - qui alimente notamment Meta AI, l'agent conversationnel désormais intégré à WhatsApp, Instagram ou Messenger.
En juin 2024, Noyb était parvenu à faire reculer Meta sur ce même point en coordonnant 11 plaintes. La firme avait alors repoussé la sortie de certains de ses modèles d'IA dans l'UE, estimant que sans données des utilisateurs, ils ne seraient pas pertinents.
Finalement, près d'un an plus tard, Meta retente sa chance, après avoir échangé avec l'autorité de protection des données irlandaise, la DPC, dont elle dépend puisque son siège est en Irlande. Il y a quelques semaines, l'entreprise a informé ses utilisateurs européens que leurs publications, commentaires, likes ou informations de profil pourraient être exploités dès le 27 mai à des fins de développement de ses IA. Cette collecte se ferait sans consentement explicite, via un mécanisme d'opt-out : les utilisateurs doivent eux-mêmes décocher une option et remplir un formulaire distinct sur chaque plateforme pour s'y opposer.