500 euros pour une dose de vaccin, 25 euros pour une contrefaçon de passeport vaccinal... Sur le dark net, cette partie secrète d'Internet, les arnaques se multiplient avec le retard des campagnes vaccinales et le débat sur le passeport vaccinal.Faux vaccins à prix exorbitants, contrefaçons de certificats de vaccinations... Sur le "dark net", cette partie cachée d'Internet, les arnaques et les petites annonces illégales pullulent.
"Alors que le déploiement mondial des vaccins contre la Covid-19 s'accélère, il est important de rappeler que seul 1% de la population mondiale environ a reçu une série complète d'injections", explique Check Point, société spécialisée en cybersécurité,dans son dernier rapport publié fin mars.
Et de poursuivre : "Des milliards de personnes attendent toujours leur première dose, ce qui les amène inévitablement à se demander quand elles l'auront..." Quitte à se tourner vers le "dark net" pour le plus grand bonheur des escrocs.
Entre 500 et 1.000 dollars la dose de vaccin
Entre janvier et mars, le nombre de petites annonces de ventes de vaccins aurait ainsi été multiplié par trois, passant 400 à 1.200 annonces actuellement, selon Check Point. Misant sur une forte demande et une rareté de l'offre, les arnaqueurs proposent des doses de vaccins à prix d'or.
"Plusieurs vaccins sont à vendre - AstraZeneca, Sputnik, Sinopharm, Johnson&Johnson -, avec des prix variant entre 500 et 1.000 dollars par dose", souligne la société spécialisée.
Même constat chez Kaspersky. La société experte en cybersécurité dit avoir trouvé des annonces publicitaires pour les "trois principaux vaccins contre la Covid-19 - Pfizer/BioNTech, AstraZeneca et Moderna - mais aussi des vaccins inconnus", selon une note de blog publiée début mars. S'ils ont également observé un prix moyen de 500 euros par dose, "une recherche plus approfondie a révélé que le prix a considérablement augmenté suite à la publication de l'efficacité des vaccins Pfizer et Moderna, tout comme le nombre d'annonces".
Messageries chiffrées et bitcoins
Selon Kaspersky, les vendeurs viendraient principalement de France, d'Allemagne, du Royaume-Uni et des États-Unis en communiquant via des applications de messagerie chiffrée comme Wickr et Telegram, censées être plus sécurisées. Pour régler la facture, la discrétion est également de mise. Le paiement se fait majoritairement en bitcoins, "sauf quelques exceptions où [les vendeurs] acceptent d'autres cryptomonnaies, ce qui rend les paiements plus difficiles à tracer et protège l'anonymat du vendeur", souligne l'entreprise.