Google renforce Gemini : l’agent anti-arnaques ultime grâce à l'IA ?
Bogdan Bodnar
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La Tribune avec Dall-E
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Google veut transformer son assistant nourri à l'intelligence artificielle en un agent de sécurité personnel sur le Web. Sur son blog, le géant de la tech a annoncé le 8 mai dernier qu'il déployait Gemini Nano, son modèle de langage grand public, pour des missions « de la protection renforcée » en fournissant, « des informations instantanées sur les sites Web à risque, [...] même contre des arnaques inédites ».
Concrètement, le chatbot IA de Google est aujourd'hui suffisamment entraîné pour analyser en temps réel des messages d'arnaques, des mails, des SMS, que les internautes pourraient recevoir, que ce soit depuis le moteur de recherche ou sur des smartphones fonctionnant avec Android.
Cet assistant numérique serait capable de détecter une tentative d'escroquerie dès la réception d'une notification malveillante sur Chrome, en se basant sur les éléments textuels communs ou des liens suspects, communs aux arnaques. À noter qu'il faut encore l'activer cette option depuis les paramètres du navigateur. Pour les SMS, ce dispositif est déjà opérationnel sur les téléphones Pixel de la marque Google, ainsi que sur la plupart des smartphones Android, depuis mars dernier.
Contacté par La Tribune, Thiébaut Meyer, directeur des stratégies de sécurité chez Google Cloud, explique que « l'IA atteint désormais des niveaux de précision qui dépassent les programmes classiques ». Elle permet surtout un changement d'échelle en matière d'analyse. « Sur Gmail, nous filtrons plus de 10 millions de spams par minute. Les modèles d'IA permettront de détecter des messages qui peuvent encore échapper aux filtres actuels. » Selon Google, l'IA a récemment permis de bloquer de vastes campagnes d'escroqueries portant sur l'usurpation de démarches administratives et les arnaques aux billets d'avion, typiques des périodes de vacances.
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L'argument de Google est clair : l'entreprise, déjà dominante, est en mesure de proposer des plateformes boostées en sécurité, via son agent IA grand public. Et cette fois-ci, ces dispositifs de protection ne sont plus des lignes de code complexes et invisibles pour les utilisateurs, mais des entités bien identifiées, avec un nom, Gemini (version Nano), qui agit activement pour filtrer et signaler les menaces, sur le vaste écosystème de la firme de Mountain View.
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Bogdan Bodnar