Pourquoi le démantèlement de Google inquiète jusqu'à ses concurrents

Marine Protais
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Ce vendredi 9 mai s’achève le procès de trois semaines Google contre le Département de la Justice (DOJ).
Andrew Kelly

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Ce vendredi 9 mai s’achève le procès de trois semaines Google contre le Département de la Justice (DOJ).
Andrew Kelly
Google ne sortira pas indemne de sa longue séquence judiciaire à Washington. Et il ne sera peut-être pas le seul à serrer les dents. Ce vendredi 9 mai s'achève son procès de trois semaines contre le Département de la Justice (DOJ). Le juge Amit Mehta doit évaluer les différents remèdes proposés par l'autorité pour casser le monopole de Google dans la recherche en ligne.
Parmi les sanctions envisagées : interdire totalement à Google de payer pour distribuer son application de recherche, offrir à ses concurrents l'accès à son index de recherche... Jusqu'à la plus sévère : obliger la vente de Chrome, le navigateur de Google. « C'est une issue probable, la machine antitrust américaine s'est révélée par le passé déjà capable de démanteler de grandes entreprises », juge Jean-Rémi de Maistre, fondateur de la legaltech Jus Mundi. Google est par ailleurs, plus que tout autre Big Tech, dans le viseur de l'administration Trump.
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Pour Google, la vente de Chrome serait un immense coup dur. Le navigateur, qui détient 66 % du marché mondial, est le pilier de la puissance économique du géant depuis deux décennies. C'est aussi un élément clé de son développement dans l'intelligence artificielle générative : grâce à Chrome, Google est assis sur une mine de données issues de la recherche en ligne, cruciales pour entraîner Gemini, son modèle concurrent de ChatGPT d'OpenAI.
Marine Protais