IA et cloud : le chinois Alibaba va investir 50 milliards d'euros
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Le groupe basé à Hangzhou (est de la Chine) possède certaines des plateformes de commerce en ligne les plus utilisées du pays (notamment Taobao).
Dado Ruvic
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Le groupe basé à Hangzhou (est de la Chine) possède certaines des plateformes de commerce en ligne les plus utilisées du pays (notamment Taobao).
Dado Ruvic
50 milliards d'euros. C'est le montant du nouvel investissement d'Alibaba dans l'intelligence artificielle et le cloud. Le géant chinois prévoit d'investir « au moins 380 milliards de yuans au cours des trois prochaines années pour faire progresser son infrastructure de cloud computing et d'IA », a indiqué l'entreprise dans un communiqué. Cette stratégie vise à « renforcer l'engagement » du groupe « en faveur de l'innovation technologique à long terme » et « souligne l'accent mis par l'entreprise sur une croissance axée sur l'IA », est-il précisé.
Cet investissement dépassera en tout cas le total des dépenses du groupe en matière d'IA et de cloud au cours de la dernière décennie, a indiqué l'entreprise. Alibaba n'a toutefois pas détaillé comment ces 50 milliards seront répartis entre le cloud (informatique à distance) et l'intelligence artificielle.
Le groupe basé à Hangzhou (est de la Chine), qui possède certaines des plateformes de commerce en ligne les plus utilisées du pays (notamment Taobao), a le vent en poupe. Les investisseurs se sont rués sur les actions des entreprises technologiques chinoises depuis le début de l'année. Alibaba a ainsi vu son titre s'envoler à son plus haut niveau depuis trois ans.
Cette tendance s'est encore renforcée la semaine dernière, avec l'annonce par le groupe d'une forte croissance de son chiffre d'affaires de 8 % au troisième trimestre de son exercice décalé, à 280 milliards de yuans (36,8 milliards d'euros). Un nouveau signe d'un retour en force du secteur après des années de morosité. Ces résultats « témoignent des avancées significatives de notre stratégie - l'utilisateur d'abord, guidée par l'intelligence artificielle (IA) - et de la reprise de la croissance dans notre cœur de métier », s'était alors félicité Eddie Wu, PDG d'Alibaba.
Cette annonce intervient, par ailleurs, après la participation la semaine dernière du cofondateur du groupe, Jack Ma, à une rare réunion entre le président chinois Xi Jinping et plusieurs figures du secteur privé, considérée comme un autre signal positif pour le secteur technologique chinois. Celui-ci a plusieurs fois été, depuis 2020, la cible des autorités qui entendaient réguler une industrie autrefois peu réglementée. Une campagne qui avait fortement bousculé ces entreprises et les affaires d'Alibaba.
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Mais les géants technologiques ont progressivement retrouvé des couleurs, notamment ces derniers mois. Ils sont également portés par l'optimisme des investisseurs face aux avancées chinoises en matière d'IA, avec le succès du robot conversationnel de la start-up DeepSeek. Tout cela intervient dans un contexte où la Chine tente désespérément de relancer la consommation intérieure, atone depuis la pandémie, sur fond de crise dans l'immobilier, de chômage élevé chez les jeunes et d'incertitude des ménages quant à l'avenir.
Lors de sa rencontre avec les dirigeants du secteur privé la semaine dernière, Xi Jinping a toutefois indiqué que les difficultés économiques actuelles étaient « surmontables ». Des propos interprétés comme un signe de soutien aux géants technologiques - qui ont un rôle important à jouer pour stimuler la consommation.
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Jack Ma n'est plus le dirigeant d'Alibaba, mais il conserverait une participation importante dans la société. Sa participation à la réunion avec Xi Jinping a été interprétée comme une forme de réhabilitation pour cette figure charismatique du monde des affaires, qui avait fait profil bas depuis 2020 après avoir tenu des propos critiquant ouvertement les régulateurs financiers.
(Avec AFP)
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