Online Safety Bill : une loi pour mieux encadrer le web britannique...au coeur des polémiques
Guillaume Renouard, à Londres.
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Photo d'illustration
© Paul Hackett / Reuters
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Un «
danger
» pour «
les technologies qui permettent de garantir la sécurité des internautes
» : c'est ainsi que 68 chercheurs et professionnels de l'IT britanniques qualifient la nouvelle loi de régulation de l'internet qui, après un long chemin de croix juridique, pourrait être votée outre-Manche dans le courant de l'été. Un comble pour un texte baptisé « Online safety bill » («
Loi pour la sécurité en ligne
») !
À l'instar du Digital Services Act européen, voté l'an dernier, ce texte gargantuesque (il s'étale sur 225 pages, comprend 194 clauses et pourrait encore gonfler d'ici son adoption) ne vise ni plus ni moins qu'à remodeler l'internet en proposant un arsenal de nouvelles règles visant à garantir la protection des mineurs en ligne, lutter contre la désinformation et le cyberharcèlement, obliger les Gafam à rendre des comptes au pouvoir politique et entraver la capacité des terroristes à communiquer via l'internet. Incontestablement ambitieuse, salutaire et nécessaire pour ses défenseurs, la loi, qui semble actuellement emporter l'adhésion des parlementaires britanniques, n'en suscite pas moins de vives controverses.
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Si l'Union européenne est souvent accusée d'être un escargot en matière législative, force est de contester que le Brexit n'a pas permis aux Britanniques de se montrer plus vifs en la matière. Initiée sous Theresa May, la Online Safety Bill aura en effet vu défiler quatre Premiers ministres, cinq ministres du numérique, une pandémie et une guerre en Europe avant d'être votée.
Guillaume Renouard, à Londres.