OpenAI : Nvidia et Apple pourraient investir plusieurs milliards de dollars
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Nvidia et Apple pourraient prochainement investir des milliards de dollars dans OpenAI
DADO RUVIC
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Nvidia et Apple pourraient prochainement investir des milliards de dollars dans OpenAI
DADO RUVIC
L'argent coule toujours à flots dans le monde de l'intelligence artificielle (IA), et OpenIA concentre une grande partie de ces flux. Selon des informations rapportées par plusieurs médias américains jeudi, Apple et Nvidia discutent actuellement d'un possible investissement au capital du créateur de l'interface ChatGPT. Sollicité par l'AFP, Apple n'a pas donné suite dans l'immédiat.
D'autres investisseurs devraient figurer dans ce nouveau tour de table d'OpenAI, en premier lieu la société de capital-investissement Thrive Capital, sur la base d'une valorisation de 100 milliards de dollars. C'est 20 milliards de plus que lors du dernier tour de table, réalisé il y a huit mois seulement.
Premier actionnaire d'OpenAI (49% du capital), Microsoft pourrait également remettre au pot, selon des médias américains, ce nouveau tour de table atteignant plusieurs milliards de dollars.
Si Nvidia envisage de financer OpenAI, c'est notamment car il est l'incontestable gagnant de la révolution de l'IA générative, car ses puces, les GPU, sont considérées comme indispensables au développement de cette technologie. Une activité qui lui a permis de générer un chiffre d'affaires de 30 milliards de dollars pour la période allant de fin avril à fin juillet, largement au-dessus des 28,7 milliards de dollars attendus par les analystes. Ce montant traduit une croissance de 122% par rapport à l'an dernier, accompagnée d'un bénéfice net de 16,6 milliards de dollars, en augmentation de 168%. Mais ce n'était pas suffisant pour satisfaire les investisseurs de Wall Street : le titre a perdu jusqu'à 7,42% dans les échanges électroniques postérieurs à la clôture de la Bourse mercredi.
Les investisseurs en veulent toujours plus, ce qui pousse la société à chercher des relais de croissance. Dans cette optique, Nvidia a notamment investi 1,3 milliard de dollars, l'an passé, au capital d'Inflection AI, l'une des start-ups les plus en vue dans l'IA générative. Une opération que le géant des puces pourrait réitérer avec OpenAI.
De son côté, Apple a déjà passé au printemps un partenariat avec OpenAI pour pouvoir utiliser ses modèles d'IA générative sur ses appareils de nouvelle génération, en particulier l'iPhone.
À l'occasion de sa conférence annuelle, en juin, le créateur de l'iPhone a présenté une flopée de nouvelles fonctionnalités, regroupées dans ce qu'il appelle « Apple Intelligence » (ou « AI », le même acronyme que l'IA en anglais). Pour couronner ses annonces, il offre une mise à jour majeure à son assistant vocal Siri, en lui donnant un nouveau moteur : GPT-4o, le dernier modèle bluffant d'OpenAI.
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Embarqué au niveau du smartphone ou de l'ordinateur, les fonctionnalités d'IA - comme la génération ou le résumé de texte -, seront transversales entre les différentes applications de l'appareil. L'utilisateur pourra ainsi demander à son IA de réaliser des tâches au travers de plusieurs apps, comme par exemple aller chercher un numéro de téléphone dans un email puis lancer l'appel sur WhatsApp.
Plutôt que de se lancer dans la création de grands modèles d'IA générative extrêmement onéreux comme OpenAI, Google ou Anthropic, Apple s'est concentré sur ce qu'il fait de mieux : le logiciel. Et pour rattraper son retard sur d'autres fabricants comme Google ou Samsung, le groupe à la pomme dispose de réserves de liquidités considérables, qui atteignaient, fin juin, 160 milliards de dollars.
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Le Parlement californien adopte une loi pour encadrer l'IA
Si l'argent coule toujours à flots dans l'intelligence artificielle, les lois voulant encadrer cette technologie se font elles aussi de plus en plus nombreuses. Le Parlement de Californie a adopté mercredi une loi pour encadrer les puissants modèles d'IA générative. « Je suis fier de la diversité de la coalition qui a soutenu ce projet de loi, une coalition qui croit profondément à l'innovation et à la sécurité », a déclaré sur X Scott Wiener, l'élu démocrate qui a parrainé le texte. Gavin Newsom, gouverneur de la Californie, a jusqu'au 30 septembre pour signer la loi ou lui opposer son veto.
Baptisée « Loi pour une innovation sûre dans les modèles d'IA pionniers », elle vise à empêcher les grands modèles de causer des catastrophes majeures, entraînant la mort d'un grand nombre de personnes ou des incidents de cybersécurité conséquents. Scott Wiener a assoupli le texte d'origine : il enjoint les développeurs de grands modèles d'IA à tester leurs systèmes et à simuler des cyberattaques, mais accorde moins de pouvoir qu'initialement prévu aux autorités californiennes pour les obliger à rendre des comptes ou les poursuivre en justice.
Plusieurs entreprises du secteur ont fait part de leur opposition, OpenAI en tête. Le créateur de ChatGPT craint une fuite des innovateurs de l'Etat américain et de sa fameuse Silicon Valley, et préférerait une législation nationale.
(Avec agences)
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