Microsoft renonce à son siège d'observateur au conseil d'administration d'OpenAI
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Le groupe américain occupait un siège sans droit de vote au conseil d'administration d'OpenAI depuis novembre dernier.
Gonzalo Fuentes
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Le groupe américain occupait un siège sans droit de vote au conseil d'administration d'OpenAI depuis novembre dernier.
Gonzalo Fuentes
[Article publié le mercredi 10 juillet 2024 à 12h51 et mis à jour à 19h10] Microsoft renonce à son siège d'observateur au sein du conseil d'administration d'OpenAI. Le géant américain estime que sa présence est rendue obsolète par l'amélioration significative de la gouvernance de la société d'intelligence artificielle (IA). Microsoft a invoqué les nouveaux partenariats, l'innovation et la croissance de la clientèle observés depuis le retour de Sam Altman pour justifier l'abandon du siège.
« Nous sommes reconnaissants à Microsoft d'avoir exprimé sa confiance dans le conseil d'administration et dans la direction de l'entreprise, et nous nous réjouissons de poursuivre notre partenariat fructueux », a réagi de son côté un porte-parole d'OpenAI, sollicité par l'AFP.
Il a précisé que la start-up travaillait sur « une nouvelle approche pour informer et impliquer les principaux partenaires stratégiques - tels que Microsoft et Apple - et les investisseurs - tels que Thrive Capital et Khosla Ventures ».
Pour rappel, Microsoft occupait un siège sans droit de vote au conseil d'administration d'OpenAI depuis novembre dernier, lorsque Sam Altman avait été débarqué puis réintégré au poste de directeur général de la start-up créatrice du logiciel ChatGPT. Lors de cette séquence, le PDG de Microsoft, Satya Nadella, avait estimé « très clair que quelque chose (devait) changer dans la gouvernance » d'OpenAI.
Le conseil avait finalement été renouvelé, seul un administrateur conservant son siège, à savoir le patron du réseau social Quora, Adam D'Angelo. Désigné président, en remplacement de Greg Brockman, Bret Taylor avait confirmé que le nouveau conseil, qui ne comptait que trois administrateurs, accueillerait d'autres membres à l'avenir. Outre Bret Taylor, il est composé de l'ancien secrétaire au Trésor Larry Summers.
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Le géant de l'informatique avait investi environ 13 milliards de dollars dans OpenAI depuis le début de leur partenariat en 2019. Les deux entreprises commercialisent des services d'IA pour les développeurs et les particuliers, et rivalisent avec Google et les autres géants de la tech dans ce domaine.
Mais Microsoft n'avait jusqu'à novembre dernier pas de représentation au conseil. Ce siège d'observateur a notamment permis à Microsoft d'assister aux réunions du conseil d'administration d'OpenAI et d'accéder à des informations confidentielles.
Il avait attiré l'attention des autorités de régulation des deux côtés de l'Atlantique. Le rapprochement entre les deux groupes avait en effet suscité l'inquiétude des autorités de la concurrence en Europe, en Grande-Bretagne et aux États-Unis.
Fin juin, la Commission européenne a expliqué que l'UE continuait d'examiner l'impact du partenariat entre Microsoft et OpenAI sur la concurrence dans le marché en pleine expansion de l'intelligence artificielle, malgré l'arrêt d'une première procédure.
Le gendarme européen de la Concurrence avait annoncé en janvier qu'il allait vérifier si l'investissement du géant de la tech dans le pionnier de l'IA générative pouvait faire l'objet d'un examen au titre du règlement de l'UE sur les concentrations. Il a finalement annoncé le 28 juin qu'il ne pouvait pas établir de contrôle de Microsoft sur OpenAI.
L'UE a néanmoins réclamé de nouvelles informations à Microsoft sur l'accord entre les deux entreprises « pour comprendre si certaines clauses d'exclusivité pourraient avoir un effet négatif sur la concurrence », a précisé Margrethe Vestager.
Les régulateurs américains et britanniques examinent également ce partenariat, dans le contexte d'une inquiétude grandissante sur la domination du marché de l'IA par une poignée de géants. L'autorité américaine de la concurrence (FTC) a annoncé une enquête sur les investissements de plusieurs milliards de dollars réalisés par Microsoft, Google et Amazon dans les principales start-up d'IA générative, OpenAI et Anthropic.
Apple, qui devait à son tour obtenir un siège d'observateur au conseil d'administration d'OpenAI, a renoncé à celui-ci dans la foulée du retrait de Microsoft, ont rapporté plusieurs médias.
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BNP Paribas a annoncé ce mercredi avoir signé un accord de partenariat avec Mistral AI, dans le cadre duquel la banque aura accès aux modèles commerciaux actuels et futurs de la startup française d'intelligence artificielle (IA). Ce nouvel accord vient renforcer une collaboration entamée en septembre 2023 entre BNP Paribas Global Markets et Mistral AI, précise la troisième banque française par la capitalisation boursière.
« L'IA générative représente un potentiel significatif pour enrichir l'offre client notamment dans la vente, le trading ou encore la recherche », déclare Olivier Osty, Responsable de BNP Paribas Global Markets, dans un communiqué. BNP indique aussi utiliser les grands modèles de langage de Mistral AI pour des cas d'usage, notamment autour de l'amélioration du service client, des ventes et de l'IT (technologie de l'information).
(Avec agences)
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