OpenAI se lance dans le marché du recrutement, « un secteur naturel pour l'IA »

Bogdan Bodnar
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

(Image d’illustration.)
La Tribune avec Dall-E

Bogdan Bodnar
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

(Image d’illustration.)
La Tribune avec Dall-E
OpenAI prendra une nouvelle dimension l'année prochaine. L'entreprise dirigée par Sam Altman a annoncé, début septembre, le lancement en 2026 d'une plateforme de recrutement alimentée par l'intelligence artificielle. Baptisée OpenAI Jobs Platform, elle entend rapprocher entreprises et candidats, grâce à des algorithmes de correspondance avancés. Autrement dit, un « France Travail » dopé à l'intelligence artificielle (IA), capable de suggérer le poste le plus pertinent pour chaque profil ou le collaborateur le mieux calibré pour chaque entreprise.
Dans un billet de blog publié le 4 septembre, Fidji Simo, directrice des applications d'OpenAI, précise : « Nous voulons utiliser l'IA pour identifier les meilleures correspondances entre les besoins des entreprises et les compétences des travailleurs. » La plateforme proposera notamment une offre spécifique pour les PME et les collectivités, afin de faciliter le recrutement de profils disposant d'une expertise en IA. La dirigeante française, récemment entrée au cercle exécutif d'OpenAI, pilotera plusieurs chantiers stratégiques, dont cette nouvelle initiative.
Ce positionnement place OpenAI sur un terrain concurrentiel sensible. LinkedIn, propriété de Microsoft, par ailleurs principal soutien financier d'OpenAI, pourrait se trouver directement menacé. Le réseau social professionnel a lui-même renforcé ses fonctionnalités ces derniers mois, en y intégrant des outils de recommandation et de mise en relation boostés à l'IA.
À lire également
« C'est un marché naturel pour les acteurs de l'intelligence artificielle : les plateformes de recrutement exploitent depuis longtemps ces technologies pour traiter des volumes colossaux de données candidats, l'arrivée d'assistants plus puissants apparaît donc comme la suite logique de cette évolution », observe Diego Ferri, directeur IA chez EY Fabernovel. « L'un des premiers projets de modèles de langage sur lesquels j'ai travaillé après la sortie de ChatGPT concernait déjà le recrutement », ajoute l'expert en IA.
Bogdan Bodnar