Quand Inoxtag éduque les ados

Nicolas Prissette
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Inoxtag dans les Alpes
LTD/ Mathis Dumas

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Inoxtag dans les Alpes
LTD/ Mathis Dumas
À 8 849 mètres d'altitude, le gamin de 22 ans enlève son masque à oxygène. Le souffle coupé par la fatigue et l'émotion, il s'adresse à genoux dans la neige à ses plus de 8,5 millions de fans sur YouTube, 6,2 millions sur TikTok et 6 sur Instagram. « Faut se lancer des projets, faut arrêter d'être devant des écrans, de scroller et de vivre à travers les autres. Sortez ! Si vous avez un projet, faites-le ! » s'époumone Inoxtag par -26 degrés.
Lancée depuis le sommet de l'Everest, cette supplique étonnante - une célébrité des réseaux demandant à ses abonnés de lâcher leur téléphone - figure dans l'une des scènes finales de Kaizen, documentaire de deux heures et vingt-cinq minutes (deux heures quarante dans sa version longue) qui montre le jeune vidéaste, alpiniste amateur, gravissant la plus haute montagne du monde avec son équipe. Ce moment est l'un des plus visionnés du film, comme le montre la courbe d'audience de YouTube incrustée au pied de l'image.
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Un message reçu cinq sur cinq par... les parents. Touchant un public de masse, le youtubeur a soudainement quitté les chambres d'ado pour atterrir sur la télé du salon familial. Vingt-sept millions de vues en six jours, 340 000 entrées en salles pour une projection unique vendredi 13 septembre. Du jamais-vu en France. Avec un générique hollywoodien, des images époustouflantes et le récit prenant d'une aventure dangereuse, « Inox » a conquis des générations qui n'avaient jamais cliqué sur une seule de ses 414 vidéos. Et qui s'inquiètent toujours du temps passé par leurs enfants devant leurs écrans.
Nicolas Prissette