TikTok passera sous propriété américaine, selon un accord entre les États-Unis et la Chine
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Une décision sur le sort de TikTok devait être trouvée au plus tard le 17 septembre.
LTD / Maeva Destombes/ Hans Lucas via Reuters
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Une décision sur le sort de TikTok devait être trouvée au plus tard le 17 septembre.
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Le sort de TikTok aux États-Unis est-il enfin scellé ? Alors que ces derniers exigeaient que la plateforme soit vendue d'ici le 17 septembre à un propriétaire non chinois, sous peine d'être interdite aux États-Unis, les deux pays ont finalement trouvé une issue. Un accord a, en effet, été annoncé après deux jours de négociations à Madrid entre Pékin et Washington.
« Nous avons un cadre pour un accord TikTok. Les deux dirigeants, le président Trump et le président chinois Xi, se parleront vendredi pour finaliser l'accord, mais nous avons bien un cadre pour un accord sur TikTok », a confirmé le secrétaire au Trésor des États-Unis, Scott Bessent qui dirigeait les délégations avec le vice-Premier ministre chinois He Lifeng. Ce dernier ne s'est, en revanche, pas exprimé à l'issue des discussions lundi.
L'accord trouvé prévoit que le réseau social ait désormais un propriétaire américain, sans que Scott Bessent ne donne davantage de détails commerciaux sur un accord entre « deux entités privées ». « Le cadre vise à transférer la propriété sous contrôle des États-Unis. Mais encore une fois, je ne vais pas anticiper l'appel des dirigeants prévu vendredi », a-t-il expliqué. Il a également précisé « de nouvelles négociations commerciales » se tiendraient « dans environ un mois à un autre endroit, mais nous avons parlé de nombreuses choses que nous pourrions faire à l'avenir ».
Le 29 juin, Donald Trump avait d'ailleurs assuré « avoir un acheteur pour TikTok », évoquant « un groupe de gens très riches », sans toutefois donner plus de détails.
Malgré la loi votée en 2024, menaçant le réseau social d'interdiction si sa maison mère, ByteDance, n'en abandonnait pas le contrôle, Donald Trump avait repoussé, à plusieurs reprises, la date butoir de la vente, jusqu'au 17 septembre, tout en maintenant l'application disponible pour ses 170 millions d'utilisateurs américains.
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Et ce, alors qu'en avril, un protocole de vente avait été trouvé. Ce dernier prévoyait que 80 % du capital de TikTok USA soit repris par des investisseurs non chinois, contre 60 % aujourd'hui. ByteDance conservait ainsi les 20 % restants. Mais la validation de ce schéma a été remise en question par l'annonce surprise de nouveaux droits de douane par Washington, gelant l'accord côté chinois.
Pour ce nouvel accord de cession, celle-ci doit encore obtenir le feu vert de la société ByteDance, mais aussi des autorités chinoises, qui n'ont, ni l'une, ni les autres, validé jusqu'à présent l'idée même d'une vente.
Les États-Unis craignent que les autorités chinoises ne puissent mettre la main sur des données personnelles d'utilisateurs de TikTok sur le sol américain ou ne soient en mesure d'influencer l'opinion américaine avec le puissant algorithme du réseau social. Toutefois, aucun élément n'a jamais été produit pour justifier ces craintes.
Elles sont néanmoins partagées par la France. Un rapport de la commission d'enquête parlementaire à l'Assemblée nationale publié jeudi alerte sur ses « liens persistants avec la Chine et ses autorités qui font peser certains risques sur les utilisateurs et, plus largement, sur les démocraties ».
Le texte insiste ainsi sur la vulnérabilité de TikTok face à la pression des autorités chinoises, bien que « les représentants nient tout lien avec la Chine », assurant que ByteDance, la maison mère de TikTok, est une entreprise internationale voire américaine.
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Signe que les tensions ne sont pas apaisées entre les deux géants, Pékin a accusé ce lundi le géant américain des puces électroniques, Nvidia, d'avoir violé ses lois antimonopole et annoncé une « enquête approfondie », sans pour autant préciser de quelles violations il s'agissait. Le régulateur chinois des marchés avait lancé cette enquête en décembre dernier sur fond de compétition technologique féroce avec les États-Unis.
Cette annonce survient d'ailleurs après le lancement par la Chine au cours du week-end d'enquêtes dans le secteur des semi-conducteurs aux États-Unis.
(Avec AFP.)
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