La Silicon Valley, l'empire du futur... (ou l'empire du mal ? )

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(Crédits : DR)
Plongeant au cœur de la Silicon Valley, une remarquable enquête sur les visées impérialistes des géants des nouvelles technologies, Google, Apple, Facebook, Amazon et autres Microsoft, qui ambitionnent de redessiner notre avenir. Bienvenu dans l'univers de l'ultra-libéralisme !

Dans la Silicon Valley, berceau des technologies numériques situé au sud de San Francisco, une armée de brillants jeunes ingénieurs détient tellement de données sur nos vies qu'elle est devenue toute-puissante. Emmené par les quatre géants de l'Internet, connus sous l'acronyme Gafa (Google, Apple, Facebook et Amazon), auxquels on peut ajouter Microsoft, cet "empire du futur" rebat les cartes du monde en s'immisçant, notamment via les smartphones, dans toutes les interactions humaines.

Zuckerberg versus Trump

Le réalisateur britannique David Carr-Brown s'est immergé un an durant au cœur de cet empire pour en explorer l'histoire, mais aussi et surtout pour analyser la fracture sociale et politique créée par les multinationales des nouvelles technologies.

En 2017, Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook (deux milliards d'utilisateurs), a notamment pris position contre les mesures protectionnistes et anti-immigration de l'administration Trump, révélant un phénomène sans précédent : celui d'un transfert de souveraineté du pouvoir politique au monde économique et technologique, qui interroge sur l'avenir de nos systèmes démocratiques.

En d'autres termes : face à des outils numériques aussi puissants aux mains d'intérêts privés, quelles règles un gouvernement peut-il encore imposer ? Où commence la responsabilité de l'État et où s'arrête celle de l'entreprise ? "Je préfère que Mark Zuckerberg détienne mes données, plutôt que Donald Trump !", soutient dans le film, non sans ironie, le jeune investisseur et millionnaire du bitcoin Jeremy Gardner.

(source : Arte)

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Commentaires
a écrit le 08/08/2018 à 19:37 :
C'est tout de même là que sont nées des idées qui ont révolutionné le dernier demi-siècle et tout le monde à l'usage des outils qui ont été créés.
Certes, le développement se fait à la sauce américaine, tout comme des chaines de hamburgers ou des boissons, et pourrait y voir une forme d'hégémonie, mais libre à nous de faire mieux, ou différent.
C'est peut être une forme d'universalisme ?
a écrit le 08/08/2018 à 17:31 :
Un peu ridicule cet article... Mark Zuckerberg est un citoyen comme un autre avec son opinion politique et il a le droit de la faire partager sans tomber dans la paranoia. Aux États unis les" personnalités"le font avec moins de pudeur que nous.
a écrit le 08/08/2018 à 5:15 :
Les genies de la silicon n'ont oublie qu'une chose dans leur business plan.
"The big one".
A cet instant precis, tout sera remis en question.
a écrit le 07/08/2018 à 17:51 :
""Je préfère que Mark Zuckerberg détienne mes données, plutôt que Donald Trump !""

Oui ben moi je préfère me faire arracher un bras que deux mais je préfère nettement que l'on ne m'arrache pas de bras du tout hein. On devrait interdire, afin de remettre la pensée humaine en route, cette sémantique binaire venant d'un langage totalement déformé par les propriétaires d'outils de production.
Réponse de le 08/08/2018 à 11:15 :
"cette sémantique binaire venant d'un langage totalement déformé par les propriétaires d'outils de production."

Salut à toi, Camarade.
Réponse de le 08/08/2018 à 17:32 :
Vous pouvez remercier les "propriétaires d'outils de production" de travailler sinon vous même vous n'auriez pas d'emploi

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