Le mariage entre Wall Street et la Silicon Valley bat-il de l'aile ?
Guillaume Renouard, à San Francisco
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Uber, ou la pire entrée en Bourse depuis 1975...
Kacper Pempel
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Uber, ou la pire entrée en Bourse depuis 1975...
Kacper Pempel
Outre-Atlantique, 2019 a été abondamment décrite comme l'année des IPO (Initial Public Offerings). Un nombre pléthorique de licornes, ces jeunes pousses dont la valorisation a dépassé le milliard de dollars, ont en effet choisi cette année pour entrer en Bourse. Rien qu'en avril dernier, le service de vidéoconférence Zoom, le réseau social Pinterest et le service d'autopartage Lyft ont fait leurs débuts à Wall Street, atteignant respectivement des valorisations de 9, 10 et 24 milliards de dollars. Le 9 mai dernier, ce fut au tour d'Uber, grand rival de Lyft, d'entrer à son tour en Bourse, tandis que le site de location de résidences de voyage Airbnb, le service de messagerie professionnelle Slack et l'entreprise de coworking WeWork ont tous évoqué l'éventualité d'une IPO plus tard dans l'année.
désastreuse
».
Maigre consolation pour Lyft : son rival, Uber, n'a pas brillé non plus, effectuant même la plus mauvaise entrée en Bourse depuis 1975. Vendue 45 dollars pièce, l'action est vite tombée à 41 dollars, conférant à Uber une valorisation de 70 milliards, bien au-dessous des 120 milliards que prétendait valoir l'entreprise.
Après de bons résultats initiaux, l'action Pinterest a à son tour dévissé en mai, à la suite de la publication de résultats financiers décevants.
La lune de miel à peine écoulée, les noces entre Wall Street et les licornes de la Silicon Valley s'avèrent quelque peu tumultueuses, et se profile à l'horizon le spectre d'une bulle dans le secteur des nouvelles technologies. Des analystes pointent la surévaluation de nombreuses startups, avec la perspective d'un nouveau crash faisant écho à celui du dot-com, qui, au début des années 2000, a conduit de nombreuses entreprises de la Silicon Valley à mettre la clef sous la porte.
Guillaume Renouard, à San Francisco
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