L'arrivée de Vivendi jette le trouble sur l'avenir de Lagardère
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Dans un entretien aux Echos, Arnaud Lagardère qualifie la montée au capital de Vincent Bolloré et de Vivendi de « soutien amical ».
AFP
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Dans un entretien aux Echos, Arnaud Lagardère qualifie la montée au capital de Vincent Bolloré et de Vivendi de « soutien amical ».
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Il a gagné. Certes. Mais à quel prix ? Le 5 mai dernier à l'assemblée générale de son groupe, Arnaud Lagardère a repoussé in extremis la fronde d'Amber Capital, son premier actionnaire avec 18% des parts. Le fonds britannique critiquait sa gérance. Il souhaitait mettre la main sur le conseil de surveillance de Lagardère, afin de pousser son chef de file à abandonner le régime particulier de la commandite, lequel lui permet de contrôler le groupe avec un peu plus de 7% du capital. Pour repousser les assauts d'Amber, Arnaud Lagardère a bénéficié du soutien de nouveaux actionnaires, et notamment celui de Vincent Bolloré. Au moment de l'AG, celui-ci totalisait 10,6% des parts, acquises via le géant des médias Vivendi.
au terme
d'un féroce bras de fer. Depuis l'AG de Lagardère, Vivendi, qui argue que sa montée au capital relève d'« un placement financier de long terme », s'est encore renforcé. Il possède désormais 13,6% du groupe, ce qui en fait rien de moins que son deuxième actionnaire.À lire également
Quelles sont, dès lors, les intentions de Vincent Bolloré et de Vivendi ? Dans un entretien aux Echos, ce mercredi, Arnaud Lagardère a apporté des réponses troublantes. A l'en croire, Vincent Bolloré serait arrivé « en soutien, sans [qu'il le lui] demande ». « Il n'y a aucun accord, aucune contrepartie », affirme-t-il. Des propos qui laissent beaucoup d'observateurs pantois. « En général, lorsqu'on prend 13% d'un groupe sans en avertir son actionnaire de contrôle, c'est qu'il s'agit d'une opération hostile », sourit Thomas Coudry, analyste chez Bryan Garnier. A ses yeux, si l'initiative de Vincent Bolloré est vraiment amicale, il s'est sans doute entretenu, en amont, avec Arnaud Lagardère. Difficile de croire, selon lui, à un soutien sans contrepartie.
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