Le baromètre qui mesure la "Google dépendance" des médias (et qui dit pourquoi "L'Équipe" est immunisé)
AFP

Photo d'illustration
Reuters
AFP

Photo d'illustration
Reuters
La presse française reste fortement dépendante de Google pour le trafic de ses sites, selon une étude publiée jeudi par le groupe d'agences médias Heroiks qui a lancé l'an dernier un indice, le "Search Dependence Index" (SDI). Cet indice mesure la dépendance des sites internet aux moteurs de recherche, et donc principalement la dépendance à Google, puisque ce moteur détient 93% du marché français de la recherche sur internet.
En septembre, cet indice a atteint en moyenne 41,5 pour les 35 principales marques françaises de médias, contre 40,5 un an plus tôt. Ce taux reste nettement supérieur à la moyenne des 100 principaux sites français, qui ressort à 33.
Selon lui, cela s'explique par plusieurs mouvements, dont la part de marché croissante du navigateur internet Chrome (créé par Google) qui incite bien sûr à utiliser plutôt le moteur de recherche de Google pour accéder à un site.
Mais d'autres facteurs interviennent. Les situations sont ainsi très variables entre les marques de médias, celles s'appuyant sur une communauté très fidèle et un clair leadership ayant une faible dépendance à Google comme L'Équipe (à 16,2) ou Radio Classique (10,4), contrairement à d'autres comme L'Express (61,6) ou VSD (75,9).
Pour le responsable des études de Heroiks, la question du niveau de dépendance est dans l'ensemble préoccupante pour les éditeurs.
C'est pourquoi, pour la presse, se reposer sur Google pour développer son trafic, "c'est tentant, mais le faire au-delà du nécessaire, c'est construire la potence qui finalement vous tuera", prévient-il.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité tech.

À lire également
Cette étude est publiée alors que la Cour d'appel de Paris doit se prononcer jeudi sur un recours de Google contre l'Autorité de la concurrence, lié à la mise en oeuvre du droit voisin, ce principe qui prévoit une rémunération des éditeurs de presse pour l'utilisation de leurs contenus sur les plateformes en ligne.
AFP