Plus de 1200 postes superflus: la note qui enflamme France Télévisions

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Les rapports officiels sur France Télévisions se succèdent, et finissent par se ressembler en ce qui concerne la gestion du paquebot de l'audiovisuel public. Cette fois, ce sont les révélations du Canard Enchaîné qui jettent un nouveau pavé dans la mare.
L'information, révélée par l'hebdomadaire satirique, évoque une note confidentielle de Bercy datée du début de l'année. Le document "Enquête temps de travail dans les secteurs de l'audiovisuel public et culturel" est réalisé par Françoise Miquel, en charge de la mission de contrôle général économique et financier de l'audiovisuel public.Cette étude s'intéresse au nombre de jours de congés accordés dans le public et le privé.
En comparant les deux régimes, le Canard Enchaîné rapporte que Bercy est arrivé à la conclusion suivante: 1.222 postes sur les quelque 10.000 de France Télévisions pourraient être économisés. Et ce n'est pas tout, puisque 85 postes seraient égalementsuperflus à Arte France, 79 à TV5 Monde, 84 à l'INA et 185 à France Médias Monde.
La note a été envoyée à la commission des Finances du Sénat, vraisemblablement sans que France Télévisions soit prévenu. Le groupe n'a pas tardé à réagir et accuse Françoise Miquel, la contrôleuse d'Etat :
De son côté, le Figaro rapporte que la méthode est en effet faussée puisque Françoise Miquel aurait appliqué à France Télévisions "le régime du temps de travail en vigueur dans les entreprises privées, et non celui convenu dans l'accord collectif signé entre la direction et les syndicats de France Télévisions en mai 2013".
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Si France Télévisions conteste ce rapport, une réorganisation est pourtant actée. Delphine Ernotte, la nouvelle présidente de France Télévisions, devra, à partir du 22 août, faire face à de lourds défis pour redresser le groupe : notamment la fusion des rédactions de France 2 et de France 3 attendue pour 2016. Dans son plan stratégique défendu devant le CSA, la nouvelle présidente avait fait savoir qu'elle était favorable au "non-remplacement des départs" et à une "modération salariale" afin "d"éviter tout départ contraint".
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Delphine Ernotte a déjà essuyé sa première tempête la semaine dernière : une enquête de Mediapart s'interroge sur sa nomination, pointant des "irrégularités" dans la procédure, et même un "plagiat du projet d'un candidat rival".
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