Radio France suit les syndicats et renonce au plan de départ volontaires

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En réponse au plan de départs volontaires du président de Radio France Mathieu Gallet, destiné à redresser les comptes du groupe, en déficit de 21 millions d'euros cette année, les salariés avaient mené une grève historique d'un mois en mars-avril.
En réponse au plan de départs volontaires du président de Radio France Mathieu Gallet, destiné à redresser les comptes du groupe, en déficit de 21 millions d'euros cette année, les salariés avaient mené une grève historique d'un mois en mars-avril. (Crédits : © Benoit Tessier / Reuters)
La direction de la Maison ronde a proposé mercredi en Comité central d'entreprise la suppression de 270 postes d'ici à 2018, uniquement par le non-remplacement de départs "naturels" (fin de CDD, retraites, démissions...), renonçant à son plan de 350 départs volontaires, ont indiqué les syndicats.

Alors que son plan de départ volontaires avait déclenché une grève historique au printemps, la direction de Radio France a opté pour un dispositif de non-remplacement des départs, comme le réclamaient les syndicats. Interrogée, la direction ne s'est pas encore exprimée.

Remplacement d'un tiers des départs

Les suppressions de postes toucheraient 230 CDI et 40 CDD équivalent-temps plein d'ici à 2018, sur un effectif d'environ 4.400 actuellement, avec un étalement sur trois ans. Cela aboutirait au remplacement de seulement un départ sur trois pendant cette période, selon le SNJ.

"De 350 à 270 suppressions de postes : la différence tient notamment à un retour à l'équilibre en 2018 au lieu de 2017", a commenté le Syndicat national des journalistes (SNJ).

"Même si nous sommes satisfaits d'échapper au plan de départs volontaires, qui était beaucoup trop brutal et coûtait cher, nous ne sommes pas satisfaits de l'alternative posée sur la table", a renchéri Philippe Ballet (Unsa). "270 c'est vraiment beaucoup, c'est un nouvel effort demandé aux salariés, qui peut provoquer des tensions supplémentaire dans les charges de travail, et qui sera difficilement tenable socialement parlant", a-t-il jugé.

En réponse au plan de départs volontaires du président de Radio France Mathieu Gallet, destiné à redresser les comptes du groupe, en déficit de 21 millions d'euros cette année, les salariés avaient mené une grève historique de 28 jours en mars-avril. Dénonçant l'ampleur et le coût d'un tel plan -28 millions d'euros environ- les syndicats avaient fait plancher un cabinet d'expert sur un scénario alternatif prévoyant uniquement le non-remplacement de départs naturels, option que la direction avait accepté d'étudier.

Création de 48 postes

Ce plan alternatif prévoyait cependant moins de postes supprimés que le nouveau plan de la direction - environ 60 par an sur trois ans. Par ailleurs, a indiqué le SNJ, la direction a proposé de créer 48 postes pour des emplois nouveaux, étalés sur quatre ans jusqu'en 2019.

Quant à l'examen du projet de COM (Contrat d'objectifs et de moyens), celui-ci a été repoussé à un CCE ultérieur, car la direction n'a fourni les documents aux élus du personnel que durant la réunion de mercredi matin. Trop tard pour que les élus puissent l'examiner au préalable. Selon le SNJ, Mathieu Gallet a expliqué que les documents "ont été finalisés cette nuit".

Ce COM, qui doit planifier les dépenses et les recettes de Radio France sur 5 ans, doit être transmis au Conseil supérieur de l'audiovisuel et aux deux assemblées pour une signature avec l'Etat avant la fin de l'année.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 10/09/2015 à 6:29 :
270 sur 3 ans ... Ce n est pas gagné ! Comment moderniser une entreprise des ces conditions !
a écrit le 09/09/2015 à 20:00 :
Pour que les entités étatiques comme la radio et la télévision fassent ENFIN des économies et cessent de prendre le contribuable pour une vache à lait, la direction met en place un plan d’économie qui soit, est accepté par les syndicats soit décider la fermeture des radios et télévisons nationales jusqu’à épuisement des syndicats. Ne pas oublier que la dernière grève a peu été suivie et comme d’habitude quelques énergumènes en mal de travail!!! ont, non pas paralysé le système mais imposé leur volonté. Que se passerait-il si demain la radio ou la télévision d’état n’existaient plus RIEN la France continuerait à tourner ne se rendrait même pas compte que ces deux entités étaient en noir auditivement et visuellement. La encore une fois le politique baisse le pantalon alors qu’il aurait certainement la majorité de la population avec lui pour mettre aux pas ceux qui veulent le beurre l’argent du beurre et encore cela ne leur suffit pas deux grands!!orchestres d’état quel luxe que le contribuable ne veut plus assumer. Alors Messieurs les politiques pour quand enfin du courage à défaut de votre couardise perpétuelle depuis 40 ans que quelques syndicalistes pourvoyeurs non pas de croissance mais de chômage vous font chanter et danser sur un pied.
a écrit le 09/09/2015 à 18:26 :
licencier des gens au moment ou le chomage est important n'est pas la solution.une augmentation modérée de la redevance permettra plutot de combler les déficits
Réponse de le 10/09/2015 à 20:38 :
oui pourquoi pas élu ps comme vous ne possédez pas de poste de télévision non il faut plus que les syndicats de quelque soit ps fo udf pc et j'en passe arrêtent de mettre leur nez dans tout les corps de métier car sans eux la France se porterais 1000 fois mieux
a écrit le 09/09/2015 à 17:38 :
La culotte baissée, le roi de la radio est nu; c'est le seul habit que un syndicat français tolère pour une discussion efficace. En attendant la sieste continue à Radio France

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