Ubisoft s'envole en Bourse après des rumeurs de rachat
Marine Protais avec AFP

Tencent détient près de 10% du capital d'Ubisoft, tandis que la famille Guillemot en possède autour de 15%.
Charles Platiau
Marine Protais avec AFP

Tencent détient près de 10% du capital d'Ubisoft, tandis que la famille Guillemot en possède autour de 15%.
Charles Platiau
Chant du cygne pour Ubisoft ? L'action de l'éditeur de jeux vidéo français Ubisoft a clôturé avec une fulgurante hausse de 33% à la Bourse de Paris ce vendredi après la publication d'informations de presse évoquant un potentiel rachat par le géant chinois de la tech Tencent et la famille Guillemot, fondatrice et actionnaire principal du groupe.
Selon l'agence financière Bloomberg, Tencent et la famille Guillemot envisagent plusieurs options, dont un rachat et une sortie d'Ubisoft de la Bourse. Tencent détient près de 10% du capital d'Ubisoft, tandis que la famille Guillemot en possède autour de 15%. Contactés par l'AFP, Ubisoft n'a pas souhaité commenté et Tencent n'avait pas répondu dans l'immédiat.
Ces rumeurs interviennent après des mois de difficultés. Avant cette remontée, son action chutait depuis plusieurs mois. Il y a quelques jours, Ubisoft dévissait en Bourse après avoir annoncé le report du prochain jeu de sa série phare « Assassin's Creed » en février 2025.
Ce n'est pas le seul titre en difficulté. L'éditeur a essuyé plusieurs ventes décevantes notamment pour « Avatar: Frontiers of Pandora », de « Prince of Persia: The Lost Crown », ou encore « Star Wars: Outlaws ». L'entreprise prévoit un chiffre d'affaires d'environ 1,95 milliard d'euros sur l'exercice 2024-2025, « soit une baisse de 16% en glissement annuel », selon les analystes de Deutsche Bank, cité par l'AFP. Selon certains observateurs, le plus gros éditeur mondial en termes de nombre de salariés (21 000) n'aurait pas réussi comme d'autres éditeurs à renouveler son modèle et à faire suffisamment de coupes budgétaires.
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En parallèle, Ubisoft connaît aussi des difficultés sociales et managériales. Plusieurs syndicats ont appelé les salariés de l'entreprise en France à une grève de trois jours le 15 octobre pour protester contre un retour en présentiel « forcé ». Par ailleurs, Ubisoft est pointé du doigt depuis plusieurs années pour sa culture toxique d'entreprise, notamment suite à des accusations de harcèlement en 2020.
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Marine Protais avec AFP