Michel Combes nommé Pdg de Sprint

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En prenant la tête de Sprint, Michel Combes, qui s'est forgé une réputation d'implacable chasseur de coûts, poursuit sa longue carrière dans les télécoms.
En prenant la tête de Sprint, Michel Combes, qui s'est forgé une réputation d'implacable chasseur de coûts, poursuit sa longue carrière dans les télécoms. (Crédits : Philippe Wojazer)
L'ancien DG d'Altice et Pdg de SFR, qui avait rebondi chez le quatrième opérateur mobile américain en janvier dernier en tant que directeur financier, vient d'être nommé Pdg du groupe.

Il n'aura pas mis longtemps à en prendre la tête. Michel Combes a été nommé Pdg de l'opérateur mobile américain Sprint, a indiqué mercredi 2 mai le groupe dans un communiqué. Le dirigeant va succéder à Marcelo Claure, qui, pour sa part, va devenir président exécutif. Le tandem va notamment travailler au mariage du quatrième opérateur mobile des États-Unis avec T-Mobile, le numéro trois du secteur.

"Dans leurs nouveaux rôles, [Marcelo] Claure et [Michel] Combes vont collaborer sur l'exécution de la stratégie de Sprint et sur la fusion avec T-Mobile, précise le communiqué. [Marcelo] Claure, qui était Pdg de Sprint depuis 2014, continuera à faire partie de l'équipe dirigeante [de l'opérateur du milliardaire Masayoshi Son, à la tête du géant nippon Softbank]. La transition aura lieu d'ici le 31 mai."

Lire aussi : T-Mobile-Sprint : le deal qui pourrait chambouler le marché américain du mobile

Une longue carrière dans les télécoms

Michel Combes avait rejoint Sprint au mois de janvier, en tant que directeur financier. Auparavant, il était DG d'Altice, le géant des télécoms et des médias du milliardaire Patrick Drahi, et Pdg de sa filiale SFR. Mais au mois de novembre, le groupe a été pris dans une tempête boursière dans le sillage des mauvais résultats à répétition de l'opérateur au carré rouge. Cela a obligé Patrick Drahi, qui s'était mis en retrait, à reprendre directement les rênes d'Altice, poussant au passage Michel Combes vers la sortie.

En prenant la tête de Sprint, le dirigeant, qui s'est forgé une réputation d'implacable chasseur de coûts, poursuit ainsi sa longue carrière dans les télécoms. À 55 ans, ce diplômé de Polytechnique et de l'École nationale supérieure des télécommunications (ENST, devenue Télécom Paris-Tech), a par le passé travaillé chez France Télécoms (Orange), Télédiffusion de France ou encore Vodafone, dont il a été directeur général pour l'Europe. En 2013, il a notamment pris la tête d'Alcatel-Lucent, qu'il a finalement revendu - après avoir supprimé plus de 10.000 postes - au finlandais Nokia.

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Commentaires
a écrit le 07/05/2018 à 0:14 :
Va pas faire bon être employé chez Sprint... :-)
a écrit le 03/05/2018 à 21:07 :
Donc on resume: Passage chez Alcatel-Lucent ou il n'a pas sauve le groupe mais l'a revendu a Nokia, passage chez Altice ou il est licencie peut de temps apres pour des resultats calamiteux. Mais lors des 2 passages, il empoche des parachutes dores qui se chiffre en millions d'euro. Comme quoi chez les grands patrons on n'a pas les memes notions de l'echec...
a écrit le 03/05/2018 à 17:24 :
le combe, c est qu il va encore licencier !il sait faire !
Réponse de le 03/05/2018 à 19:31 :
Ou se faire licencier avec un autre parachute doré c'est aussi sa spécialité !

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