Obsolescence programmée : Apple est visé par enquête pénale

Excuses d'apple apres avoir admis brider d'anciens iphones
Leonhard Foeger
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Excuses d'apple apres avoir admis brider d'anciens iphones
Leonhard Foeger
[Publié le 09/01 à 14h23, modifié à 15h00]
Après Epson, c'est au tour d'Apple d'être visé par une enquête pour "tromperie et obsolescence programmée". En effet, le parquet de Paris a ouvert le vendredi 5 janvier une enquête préliminaire contre le fabricant d'iPhone, accusé de ralentir volontairement certains de ses anciens modèles de smartphones. La marque à la Pomme est soupçonnée, par ce biais, d'encourager les clients à acquérir les derniers modèles disponibles à la vente. La firme fait également l'objet de plaintes aux Etats-Unis et en Israël. En France, l'enquête a été confiée au service national des enquêtes de la Direction générale de la concurrence de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).
L'association de défense de consommateurs avait déposé plainte contre la firme de Cupertino, le 27 décembre dernier. Quelques jours plus tôt, Apple avait reconnu ralentir les processeurs de certains anciens modèles d'iPhone (iPhone 6, iPhone 6s et iPhone SE) par des mises à jour iOS, son système d'exploitation.
Pour étayer sa plainte, l'association HOP s'appuie sur une étude de Harvard, réalisée en 2014. Elle analyse les recherches Google Trends, permettant de connaître la fréquence à laquelle un terme a été tapé dans le moteur de recherche. Il apparaît que "le nombre de requêtes pour l'occurrence "iPhone lent" connaissait six pics coïncidant avec chaque lancement de nouveaux modèles iPhone", détaille la plainte. Depuis le 27 décembre, l'association HOP a également récolté plus de 3.600 témoignages de consommateurs - dont 88,6% affirmaient avoir constaté une lenteur des applications et 74,8% une lenteur lors de la frappe. Parmi les témoignages, 43,6% possédaient un iPhone 6 et 22,6% utilisaient un iPhone 6S.
Instauré par la loi sur la transition énergétique de 2015, le délit d'obsolescence programmé est défini comme "le recours à des techniques par lesquelles le responsable de la mise sur le marché d'un produit vise à en réduire délibérément la durée de vie pour en augmenter le taux de remplacement". Il est passible de 300.000 euros d'amende et 5% du chiffre d'affaires annuel, ainsi qu'une peine maximale de deux ans de prison.
De son côté, Apple se défend d'une telle manœuvre. Suite aux révélations, l'entreprise de Tim Cook a dit réaliser ses mises à jour pour "prolonger la durée de vie des appareils" :
Après avoir présenté ses excuses, le géant américain a aussi promis une ristourne pour les consommateurs souhaitant changer leurs batteries - en baissant leur prix de 89 à 29 euros. En parallèle, Apple dit travailler sur une nouvelle version de son système d'exploitation qui permettra aux utilisateurs de savoir si leur batterie est usagée. Car c'est l'un des points reprochés au géant américain : le manque de communication.
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C'est la seconde enquête du genre ouverte en France, après celle diligentée par le parquet de Nanterre le 24 novembre contre le fabricant japonais d'imprimantes Epson pour les mêmes soupçons. L'association HOP reproche au fabricant japonais d'imprimantes de raccourcir "délibérément" la durée de vie, aussi bien des imprimantes que des cartouches, pour finalement augmenter les taux de remplacements et ainsi provoquer un nouvel achat.