C'est un partenariat stratégique pour Refundmyticket. La jeune pousse née en 2014, et permettant aux passagers aériens dont le vol a été retardé ou annulé de se faire indemniser, comme l'exige la réglementation européenne dans des cas bien précis, peut désormais compter sur le soutien du groupe d'assurance Aviva France et du fonds d'investissement Pole Capital, spécialisé dans le secteur du voyage. Ceux-ci viennent en effet d'entrer au capital de Claim Assistance, la société française propriétaire de Refundmyticket.
"Cette entrée au capital d'Aviva, qui compte tout de même 38 millions de clients en Europe nous donne une crédibilité sur le plan assurantiel pour la partie corporate", se réjouit Romain Drosne, l'un des co-fondateurs de la plateforme. Cette opération va permettre à l'entreprise fondée par Johan Orsingher et Romain Drosne d'accélérer son développement sur un marché européen estimé à plus de 4 milliards d'euros par an.
"Chaque année, plus de 10 millions de passagers peuvent légitimement demander à être indemnisés, comme l'exige la réglementation européenne 261-2004", explique Romain Drosne. "Mais seulement 5% en font la demande, parmi lesquels une minorité de 15% arrivent à toucher une indemnisation".
D'où l'idée de créer Refundmyticket, qui ambitionne d'ailleurs d'automatiser le process au maximum. Pour rappel, à l'instar d'Air Indemnité, qui se présente comme le leader du marché - ou au moins comme en étant le pionnier puisque créé en 2007 -, Refundmyticket est un service en ligne qui aide les passagers victimes de retard de vol, d'annulation ou de surréservation à percevoir une indemnisation pouvant aller jusqu'à 600 euros, comme l'exige la loi européenne pour tout vol d'une compagnie européenne ou au départ d'une ville européenne accusant un retard de plus de trois heures. Une situation qui concerne en moyenne plus de 10 millions de passagers chaque année, sans parler des dernières grèves qui risquent de gonfler la note.
Au cours des deux dernières années, les volumes de dossiers traités par RefundMyTicket ont ainsi été multipliés par 10 d'une année sur l'autre.
La jeune plateforme affirme quant à elle avoir un taux de succès de plus de 95% sur les milliers de procédures traitées. Encore faut-il que les dossiers répondent aux conditions d'éligibilité à une telle indemnisation, car tout dépend de la compagnie aérienne choisie, du pays de départ, d'arrivée, s'il y a une escale ou pas. Bref, un vrai casse-tête. Romain Drosne met ainsi en garde :
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Alors s'il y a une chose à retenir, c'est qu'il faut plutôt "privilégier les compagnies européennes", explique l'entrepreneur. Mais "attention au numéro de vol" prévient-il. "Il faut vérifier qu'il corresponde à la compagnie choisie", explique-t-il.
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Anecdote amusante, quand toutes les conditions sont réunies pour qu'un usager se fasse indemniser, il est parfois arrivé que certains voyageurs perçoivent plus que le montant prévu par la réglementation. "Avec le développement des compagnies low cost, sur les courts courriers, il arrive que l'indemnisation soit supérieure au prix du billet", sourit Romain Drosne. C'est notamment le cas d'une famille qui a touché plus de 8.000 euros alors que la compagnie devait initialement 2.400€ (quatre fois 600 euros) et qu'elle n'avait pas voulu payer.
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