Berger World, une startup savoyarde à la technologie de rétention d'eau révolutionnaire
Marie Lyan
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Berger World
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Il ne plaisantait qu'à demi-mot lorsqu'il s'est penché sur l'étude des couches-culottes de sa fille. Samuel Philibert-Charles, fondateur de Berger World, a alors eu l'idée de développer une technologie de rétention d'eau, qui soit également biodégradable. Avec l'ambition de développer un procédé grâce auquel les végétaux survivraient dans des conditions de plus en plus arides, dues au changement climatique.
« J'arrivais à l'aube de la quarantaine et je souhaitais laisser quelque chose de positif derrière moi », glisse l'entrepreneur. C'est en se penchant sur la thématique de la gestion de l'eau, amenée à se raréfier et à devenir un enjeu dans un contexte de réchauffement climatique, que Samuel Philibert-Charles a eu une idée : « Comme dans les couches-culottes qu'utilisait ma fille, il m'est venu l'idée de développer le même type de système pour les végétaux. Car, il y a des milliers d'années, la terre était capable de produire et retenir l'eau nécessaire aux végétaux, y compris dans les zones arides où il y avait des périodes de mousson. Mais avec le réchauffement climatique, les dérèglements deviennent plus nombreux et les nappes se vident ».
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Résultat ? À cause de l'agression que subissent les substrats présents dans le sol, ces derniers retiennent beaucoup moins d'eau. « Si bien que lorsqu'on arrose, 80 % de l'eau part d'abord dans la nappe phréatique, afin de recharger le réservoir, et dans les zones arides, la pluie ne suffit plus à combler les besoins des végétaux », résume-t-il. Accompagné par Village by CA des Savoie, en Haute-Savoie, à Archamps, Berger World a donc travaillé à développer un mélange qui, associé à la terre, doit lui permettre de retrouver ses propriétés initiales. « L'idée est de lui redonner les moyens d'agir comme une éponge et de garder l'eau, en jouant notamment sur la quantité de potassium, qui est un sel capable de retenir l'eau. Le tout, sans acrylamide, qui sont des composés ayant un impact sur les êtres vivants dans le sol ou les nappes phréatiques », explique Samuel Philibert-Charles.
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