Contre l'arnaque au faux conseiller, la néo banque Sumeria veut vous appeler dans votre app bancaire
Bogdan Bodnar
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Sumeria
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La réponse à l'arnaque ne pouvait être que technologique. Sumeria, l'application bancaire lancée par Lydia Solutions, déploie le 9 juin une nouvelle fonctionnalité d'appel intégré, permettant à ses clients de contacter directement les conseillers à partir de l'application. Concrètement, tous les échanges, y compris vocaux, passeront uniquement par l'application, à la manière de WhatsApp. Ainsi, si quelqu'un vous appelle directement sur votre numéro, en dehors de l'application, et prétend être un conseiller, il s'agira forcément d'un fraudeur.
Il en va de même pour les SMS : depuis janvier, l'application utilise une technologie qui certifie les échanges à partir des données de la carte SIM de l'utilisateur. Un message demandant une authentification serait donc également une tentative d'escroquerie. Avec ces deux briques technologiques, Sumeria revendique le titre d'application bancaire la mieux sécurisée d'Europe.
Contacté par La Tribune, Cyril Chiche, cofondateur de Lydia Solutions, affirme avoir voulu s'attaquer à la racine même du problème. « Les fraudeurs seront toujours présents et le phénomène a pris une ampleur délirante. La solution passe donc par la technologie, et par la coupure des canaux de contact traditionnels avec les clients, explique le patron de l'application. Cette avancée s'est construite étape par étape, grâce à nos recherches et nos partenariats, pour développer tout l'éventail technologique nécessaire à la protection. »
L'arnaque au faux conseiller bancaire est devenue un véritable fléau : elle a coûté près de 379 millions d'euros aux clients des banques en 2023, selon la Banque de France.
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Le blocage pourrait venir du fait que les banques ne sont pas encore prêtes à renoncer à leurs agences. « Les grandes banques ont encore du mal à ne pas centrer la relation client sur la rencontre avec un conseiller. Tout ce qui fragilise ce réseau est vu comme un obstacle, car il reste massif, avec des centaines de milliers d'employés. Or le conseiller devient de plus en plus invisible, les rendez-vous étant désormais très rares, sauf pour des cas très spécifiques », nous explique un expert en stratégie bancaire.
Bogdan Bodnar