Paiements : la néobanque Revolut adopte Wero
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L'application bancaire qui monte en Europe Revolut multiplie les services et les partenariats.
Dado Ruvic
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L'application bancaire qui monte en Europe Revolut multiplie les services et les partenariats.
Dado Ruvic
Lancé à l'été 2024 pour aider les banques européennes à rivaliser avec Visa ou Mastercard, le portefeuille numérique Wero, développé par EPI (European payment initiative) en partenariat avec de grandes banques européennes, est désormais accessible depuis l'application de la fintech Revolut. Du moins pour ses clients en France, en Belgique et en Allemagne.
Rappelons que Wero permet le virement instantané de compte à compte, avec un numéro de téléphone, une adresse mail ou un code QR, dans quatre pays.
Ce n'est pas encore la solution de paiement universelle promise il y a cinq ans lors du lancement du projet EPI, avec le soutien notamment de toutes les grandes banques françaises. Mais l'idée est d'abord d'assurer la notoriété du porte-monnaie virtuel auprès du public avant de passer aux fonctions de paiement en ligne et sur le point de vente. À ce jour, Wero revendique 40 millions d'utilisateurs, ou du moins d'inscrits, dont une grande partie en France avec l'intégration de l'application interbancaire Paylib dans Wero.
Jusqu'ici Wero était peu distribué par des néobanques, qui ont souvent des relations privilégiées avec Visa ou Mastercard. Revolut sera la première néobanque paneuropéenne à adopter à son tour ce service. Un succès pour EPI, car Revolut, qui connaît une forte croissance en Europe, apporte dans la corbeille des millions d'utilisateurs potentiels supplémentaires.
L'enjeu est stratégique pour EPI et son wallet Wero : il lui faut une base d'utilisateurs suffisamment importante pour passer à la prochaine étape, celle des transactions en ligne (2026) et en boutique (pas de date prévue), et donc pour convaincre les commerçants de l'intérêt de cette nouvelle solution de paiement. EPI multiplie ainsi les appels du pied aux banques européennes pour rejoindre le consortium, aux côtés des 14 banques fondatrices de 4 pays et de deux partenaires industriels.
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Car l'idée d'EPI reste d'offrir à terme une couverture européenne. C'est pourquoi la venue de Revolut dans le projet tombe à pic pour relancer la dynamique. Reste que les banques espagnoles ne sont pas prêtes à abandonner leur solution Bizum, tout comme les banques scandinaves avec Vipps.
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